McCann compte tolérer le privé en santé, en attendant de renforcer le secteur public

La nouvelle ministre québécoise de la Santé, Danièle McCann
Photo: Graham Hughes Archives La Presse canadienne La nouvelle ministre québécoise de la Santé, Danièle McCann

La nouvelle ministre de la Santé, Danièle McCann, compte tolérer la présence d’un système de santé à deux vitesses pour les tests diagnostiques en attendant que le réseau public puisse desservir tout le monde.

« Nous ne fermerons pas de portes d’accès tant que nous n’aurons pas la certitude que les Québécois vont avoir accès dans le système public à l’IRM [imagerie par résonance magnétique], par exemple », a déclaré Mme McCann à l’entrée du Conseil des ministres.

Les médias ont révélé cette semaine que le recours des Québécois à des examens médicaux au privé dérangeait le gouvernement fédéral. Dans une lettre envoyée en août, la ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, a même menacé le Québec de réduire ses transferts en santé si cela n’est pas corrigé.

À cela, la ministre McCann rétorque que la santé, « c’est le champ de compétence des provinces ». Elle compte toutefois « renforcer le secteur public » de manière à ce que la population n’ait plus à se tourner vers le privé.

À l’heure actuelle, 80 % des tests de résonance magnétique sont faits dans le réseau public.

« Nous allons renforcer le secteur public, mais en attendant, nous n’allons pas fermer l’accès aux Québécois, a-t-elle affirmé. On est pour l’universalité et la gratuité des services. »