Statut d’opposition officielle: Nadeau-Dubois s’impatiente

Gabriel Nadeau-Dubois a reproché mercredi au gouvernement caquiste de priver les députés de Québec solidaire des «moyens pour faire leur travail».
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Gabriel Nadeau-Dubois a reproché mercredi au gouvernement caquiste de priver les députés de Québec solidaire des «moyens pour faire leur travail».

Gabriel Nadeau-Dubois a reproché mercredi au gouvernement caquiste de priver les députés de Québec solidaire des « moyens pour faire leur travail ».

« Il y a des principes démocratiques, là. Il y a des partis qui ont été élus, il y a des députés qui ont été élus, ces députés-là ont le droit d’avoir des moyens pour faire leur travail », a-t-il déclaré plus d’un mois après l’élection de dix candidats solidaires, dont lui, à l’Assemblée nationale.

La désignation de « groupe parlementaire » permettrait à la fois à QS et au Parti québécois de nommer officiellement un chef, un leader parlementaire et un whip, en plus de procéder à l’embauche de personnel politique pour leur prêter main-forte.

En revanche, le Parti libéral du Québec, qui a été appelé le 1er octobre dernier à former l’opposition officielle, a pu mettre sur pied des équipes pour épauler le chef Pierre Arcand, le leader parlementaire Sébastien Proulx et la whip en chef Nicole Ménard. Les candidats défaits Lucie Charlebois, Marc H. Plante, Simon Laboissonnière et Félix Rhéaume en font partie.

Le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois s’est dit mercredi « insatisfait du rythme des discussions ».

« Chaque semaine qui passe à devoir travailler avec une aile parlementaire de dix députés, mais avec des employés qui étaient là pour trois, c’est un problème », a-t-il déclaré lors d’un passage à son bureau de l’hôtel du Parlement mercredi. Il a interpellé sans le nommer le leader parlementaire du gouvernement, Simon Jolin-Barrette. « On s’attend à ce que ça débloque rapidement », a-t-il lancé.

Au PQ, on met la lenteur des pourparlers entre les partis politiques en grande partie sur le compte de la « désorganisation » du nouveau gouvernement caquiste. Chose certaine, le Parlement aura à s’adapter aux quatre forces politiques qui s’y trouvent désormais, estime une source péquiste. Plus tôt que tard, espère-t-elle.