Démissions au conseil d’administration d’Hydro-Québec

Croyant que le gouvernement Legault comptait le remplacer, Michael Penner a décidé de quitter ses fonctions à la tête du conseil d'administration de la société d'État.
Photo: Catherine Legault Le Devoir Croyant que le gouvernement Legault comptait le remplacer, Michael Penner a décidé de quitter ses fonctions à la tête du conseil d'administration de la société d'État.

Un mois à peine après l’élection d’un gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ), le président du conseil d’administration d’Hydro-Québec, Michael Penner, nommé par le gouvernement Couillard en 2014, a remis sa démission.

Selon ce qu’a appris La Presse canadienne, il semblerait que l’avocat de formation — dont le mandat devait se terminer en 2023 — en était venu à la conclusion que ses jours étaient comptés et que le gouvernement Legault comptait le remplacer.

On ignore pour le moment si des démarches ont déjà été entreprises afin de trouver un successeur à M. Penner.

Comme président du conseil d’administration, M. Penner était, tout comme le gouvernement Couillard, en faveur du projet éolien Apuiat, sur la Côte-Nord, alors que le président-directeur général de la société d’État, Éric Martel, jugeait le projet non rentable.

Ce dossier était source de discorde entre les deux hommes.

M. Penner a décidé de quitter ses fonctions alors que le projet Apuiat a été dénoncé et condamné par le gouvernement Legault, pour son coût jugé trop onéreux, dans le contexte actuel de surplus d’électricité.

Le dévoilement, par les médias de Québecor, de l’explosion des frais juridiques externes commandés par le conseil d’administration d’Hydro-Québec aurait également pesé dans la balance, au moment où le nouveau gouvernement désire prôner une saine gestion dans l’appareil public.

Au cours de 2017, le conseil de la société d’État avait payé près de 635 000 $ en honoraires d’avocats, comparativement à seulement 11 000 $ l’année précédente, d’après un reportage publié dans les médias.

La rémunération de base du président du conseil d’Hydro-Québec a été de 67 870 $ en 2017, ce qui s’est accompagné d’un montant approximatif de 64 000 $ pour de l’assiduité aux réunions en plus de 6343 $ en avantages imposables.

Le Journal de Québec ajoutait lundi dans sa version électronique que la vice-présidente du conseil, Michelle Cormier, avait également décidé de partir. Jointe au téléphone lundi, Mme Cormier a affirmé que cette décision n’a rien à voir avec l’élection du nouveau gouvernement de François Legault

« En effet, pour des raisons personnelles, je démissionne. Ça fait quand même neuf ans que je suis là », peut-on lire dans le média de Québecor.

Avec Le Devoir

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