Suicides au Nunavik: la ministre D’Amours absente d’une réunion d’urgence

Selon certains médias, il y aurait eu 15 suicides en 2018 au Nunavik, une région habitée par seulement 12 000 personnes.
Photo: Ian Schofield CC Selon certains médias, il y aurait eu 15 suicides en 2018 au Nunavik, une région habitée par seulement 12 000 personnes.

La ministre responsable des Affaires autochtones, Sylvie D’Amours, est la grande absente d’une mission d’urgence du gouvernement dans le Grand Nord à la suite d’une vague de suicides chez les Inuits.

Mercredi, son cabinet a indiqué qu’elle avait dépêché le député d’Ungava, Denis Lamothe, ainsi qu’un groupe de fonctionnaires, à Kuujjuaq pour participer à une rencontre de deux jours afin de « prendre acte de la situation » et de « soutenir les communautés autochtones ».

Ainsi, des représentants du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, du ministère de la Santé et des Services sociaux et du Secrétariat aux affaires autochtones assistent à la rencontre pour essayer de bien « comprendre toutes les facettes de cet enjeu complexe » et aviser les ministres concernés des actions à poser.

« Cette situation est tragique, et aucune communauté ne devrait la vivre », a déclaré Mme D’Amours par voie de communiqué, mercredi.

« Au nom du gouvernement du Québec, je présente mes plus sincères condoléances aux familles ainsi qu’à l’ensemble des communautés touchées par ce drame. »

« J’offre mon plus grand soutien à la population du Nunavik et lui assure de la détermination du gouvernement à travailler avec les organismes locaux à la recherche de solutions respectueuses des Inuits et de leurs institutions. »

La commission scolaire Kativik avait sonné l’alarme plus tôt ce mois-ci ; deux étudiants se seraient enlevés la vie depuis le début de l’année scolaire.

Selon certains médias, il y aurait eu 15 suicides en 2018, dans une région habitée par seulement 12 000 personnes.