La démission de Philippe Couillard attendue jeudi

Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard

Le chef libéral Philippe Couillard fera le point sur son avenir politique jeudi à Québec, à l’occasion d’une rencontre avec les candidats libéraux élus et défaits lundi dernier.

Selon ce qu’a appris La Presse canadienne mercredi de deux sources fiables, M. Couillard annoncerait alors sa décision de quitter sa fonction de chef du Parti libéral du Québec (PLQ). On s’attend aussi, dans les rangs libéraux, à ce qu’il renonce à son siège de député de Roberval, mais cette information n’a pu être confirmée.

Selon le scénario prévu, le premier ministre sortant en ferait l’annonce à ses députés et candidats jeudi après-midi, avant de s’adresser aux médias.

Vendredi, un premier caucus des élus libéraux du 1er octobre aura lieu à Québec pour planifier la suite des choses, soit le choix d’un chef par intérim et les modalités d’une course au leadership.

Il ne faut cependant pas s’attendre à voir émerger un nouveau chef libéral dans les prochains mois. Les députés et membres du personnel politique libéral contactés sont d’avis que l’ampleur de la défaite de lundi dernier, la pire de l’histoire du PLQ, doit entraîner un examen de conscience sérieux qui dépasse le seul choix d’un chef.

Des députés vont donc défendre l’idée de ne pas tenir de course au leadership avant la fin de 2019, mais idéalement seulement en 2020.

Les élections à date fixe facilitent la tâche aux partis, qui peuvent mieux planifier ce genre d’exercice, parfois périlleux. Les prochaines auront lieu en octobre 2022.

Un chef élu en 2020 aurait donc amplement le temps de trouver ses repères et de préparer la campagne électorale suivante.

Une députée qui a requis l’anonymat a fait valoir que la défaite de lundi était l’occasion de « renouveler » le parti en profondeur, de se débarrasser « des vieux de la vieille » parmi les organisateurs et de changer les façons de faire.

En août, au moment de la dissolution de la Chambre, le PLQ comptait 68 sièges à l’Assemblée nationale. Il n’en a plus que 32, ayant recueilli l’appui de seulement 24,8 % des électeurs.

Lundi soir, en réaction à la défaite de son parti, M. Couillard avait affirmé qu’il allait « entreprendre une réflexion » sur son avenir personnel.

« Afin de réduire la période d’instabilité, cette réflexion sera courte, quelques jours au maximum », disait-il.

Selon ce qu’a appris La Presse canadienne mercredi, le ministre sortant de la Santé, Gaétan Barrette, tentera de devenir le prochain chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale.

Sa candidature est cependant loin de faire l’unanimité dans le caucus libéral, qui compte désormais 32 députés, ont indiqué plusieurs sources.