QS estime avoir «secoué l’establishment»

Selon Mme Massé, ses adversaires politiques sont « en panne d’espoir » et misent sur la peur pour dissuader les électeurs d’accorder leur vote à QS.
Photo: Améli Pineda Le Devoir Selon Mme Massé, ses adversaires politiques sont « en panne d’espoir » et misent sur la peur pour dissuader les électeurs d’accorder leur vote à QS.

Québec solidaire a appelé dimanche les Québécois à « secouer l’establishment » en accordant à la formation politique de gauche leur vote. À moins de 24 heures de l’élection, Manon Massé a martelé que la question de l’urne doit être la lutte contre les changements climatiques.
 

« Nous avons mené la campagne la plus ambitieuse de notre histoire et je pense qu’on peut dire mission accomplie. Quoi qu’il arrive demain, on [aura] secoué l’establishment », a lancé la candidate solidaire au poste de première ministre, Manon Massé, devant des dizaines de candidats et militants réunis dans Laurier-Dorion, à Montréal.
 

Les 48 dernières heures ont été consacrées à prêter main-forte aux circonscriptions où QS envisage de faire des percées, a expliqué Mme Massé, soit dans Laurier-Dorion, Hochelaga et Rosemont à Montréal, dans Taschereau et Jean-Lesage à Québec, et à Sherbrooke.

Certains candidats ont même délaissé leur propre circonscription pour aider ceux qui ont davantage de chances de l’emporter lundi.

« Lorsque j’ai été élue, je vous rappelle que c’est par 91 voix. Alors chaque vote compte », a rappelé Manon Massé à ses troupes. D'autant plus que cette fin de campagne a été marquée par de virulentes critiques de ses adversaires, a souligné Mme Massé.
 

« M. Lisée, M. Legault et M. Couillard sont d’accord au moins sur une chose, QS est un danger pour la vieille classe politique. Ils nous ont collé toutes sortes d’étiquettes pour freiner notre élan », a-t-elle dit.
 

La veille, Gabriel Nadeau-Dubois a quant à lui lancé un « cri du cœur » aux jeunes électeurs, qui représentent cette année le tiers de l’électorat, rappelant que plusieurs percées dépendront d’eux.
 

Quant à l’appel au ralliement lancé par les libéraux à la suite des rumeurs au sujet de possibles concessions canadiennes sur la gestion de l’offre, Mme Massé estime qu’il ne résonnera pas.
 

« Je pense que M. Couillard n’a pas été une bonne protection pour le Québec, l’exemple des deux crises du bois d’œuvre le montre. Chaque fois, la réponse a été la même, non pas de renforcer l’industrie en diversifiant les débouchés […] Ils ont donné des subventions, ce qui est bien, mais ils n’ont rien changé qui assure notre industrie dépendante de l’humeur de M. Trump », a indiqué Mme Massé.