Selon Couillard, la CAQ n’est pas vraiment nationaliste

«Quand on dit qu’on est nationaliste et qu’on ne parle pas de la culture québécoise, vous ne trouvez pas qu’il y a un problème, vous?» a demandé le chef libéral Philippe Couillard.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne «Quand on dit qu’on est nationaliste et qu’on ne parle pas de la culture québécoise, vous ne trouvez pas qu’il y a un problème, vous?» a demandé le chef libéral Philippe Couillard.

Le chef libéral, Philippe Couillard, a testé samedi une nouvelle ligne d’attaque contre ses adversaires caquistes, en leur reprochant de ne pas vraiment être nationalistes.

Devant une poignée de militants rassemblés dans la circonscription de Louis-Hébert, que son parti a perdu en octobre 2017 aux mains de la Coalition avenir Québec, Philippe Couillard s’est demandé « pourquoi » le parti de François Legault ne « parle pas de culture ». « Quand on dit qu’on est nationaliste et qu’on ne parle pas de la culture québécoise, vous ne trouvez pas qu’il y a un problème, vous ? », a-t-il demandé aux quelques dizaines de personnes venues l’écouter.

Le Parti libéral n’a consacré aucune annonce à la culture au cours de la campagne électorale, préférant s’appuyer sur sa nouvelle politique culturelle, dévoilée en juin.

La CAQ s’est quant à elle engagée à maintenir la politique du gouvernement Couillard et à la bonifier par l’ajout, entre autres, de 25 millions de dollars par année pour assurer deux sorties scolaires par élève.

Un discours et un lapsus

Mais pour Philippe Couillard, il n’y a pas que ça. Il a reproché à son adversaire caquiste de « ne pas parle[r] de notre langue, sauf pour dire que nos petits-enfants ne parleront pas français, ce qui n’a aucun sens ». Il l’a montré du doigt parce qu’il n’est « pas là au rendez-vous lorsqu’il faut parler de la gestion de l’offre » ou parce qu’il « ne parle pas de l’accaparement des terres ».

Et encore : dans un discours où il a répété que François Legault tentait de « berner » les Québécois, le chef libéral a lancé que « personne » ne soutient les politiques du leader de la CAQ.

Le constat est inquiétant pour « quelqu’un qui est à veille… », a-t-il commencé avant de constater son lapsus. « Il dit lui qu’il veut devenir premier ministre : il n’y a personne qui soutient ses politiques », s’est-il repris.

« Ne faites pas de surlecture de lapsus », a ensuite suggéré Philippe Couillard aux journalistes. « J’ai juste dit que lui pense qu’il est à la veille de devenir premier ministre. Mais ça n’arrivera pas. Il ne deviendra pas premier ministre », a-t-il attesté.

Pas « confiance » aux sondages

Même s’il a reconnu à plusieurs reprises au cours des derniers jours que la course est « serrée », le chef libéral a dit faire abstraction des sondages, qui donnent une avance à la Coalition avenir Québec. « Vous savez les sondages, j’ai plus ou moins confiance là-dedans. On verra le 1er octobre. C’est un élément parmi d’autres », a-t-il déclaré. « Et on a eu tellement d’exemples où ça n’a pas reflété le résultat final. Attendez le 1er octobre. »

Les derniers coups de sonde placent son parti au coude-à-coude avec Québec solidaire dans les intentions de vote chez les francophones. Mais Philippe Couillard — qui est élu dans Roberval — ne s’en dit pas inquiet. « Je laisse de côté les sondages, je vais être élu dans un comté à 100 % francophone », a-t-il insisté. « Je vais être à Rivière-du-Loup aujourd’hui. Je m’excuse la, mais c’est un comté 100 % francophone. »

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