Autre sondage… et encore la CAQ

Chez les francophones, la CAQ domine largement (37%), devant le PQ (24%), QS (20%) et les libéraux (17%).
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Chez les francophones, la CAQ domine largement (37%), devant le PQ (24%), QS (20%) et les libéraux (17%).

Après Ipsos vendredi, c’est au tour de la firme Léger d’accorder samedi une avance à la Coalition avenir Québec (CAQ). À deux jours des élections, tout porte à croire que François Legault dirigera le prochain gouvernement.

Dans ce coup de sonde réalisé pour Le Journal de Montréal, Léger donne 32 % à la CAQ, 30 % aux libéraux, 19 % au Parti québécois et 17 % à Québec solidaire.

Chez les francophones, la CAQ domine largement (37 %), devant le PQ (24 %), QS (20 %) et les libéraux (17 %).

C’est Abigaël, 15 ans, qui, de connivence avec un journaliste, a demandé au chef de la CAQ de réagir aux résultats du dernier coup de sonde de la campagne. « Le sondage montre que c’est très serré entre le Parti libéral et la CAQ. Donc, c’est un peu stressant. Mais, en même temps, il faut travailler fort pour convaincre tout le monde », a répondu François Legault, avant le signal du départ de la 6e édition de la course des mille-pattes, à Sherbrooke.

M. Legault effectue un dernier arrêt en Estrie samedi avant de filer vers Lanaudière où la CAQ tiendra son deuxième rassemblement de la campagne, à Terrebonne.

Le chef libéral, Philippe Couillard, n’a pas voulu commenter directement le sondage, mais ses commentaires des derniers jours témoignent du fait qu’il porte bel et bien attention à ces coups de sonde. Samedi, il a encore une fois attaqué son adversaire caquiste et déclaré que la lutte en vue du scrutin de lundi était « serrée ».

« C’est une course qui est très difficile à lire, parce qu’il y a beaucoup de partis politiques et que c’est très serré », a-t-il dit en marge du passage de sa caravane dans la circonscription de Louis-Hébert. Lors de la partielle d’octobre 2017, pas moins de 15 000 électeurs de cette circonscription de la région de Québec ont délaissé le Parti libéral au profit de la Coalition avenir Québec, qui y a fait élire sa candidate Geneviève Guilbault.

Changement

Dans un sondage publié vendredi par La Presse et Global News, Ipsos donnait pour sa part 32 % des intentions de vote à la CAQ, 31 % aux Libéraux, 18 % au PQ et 16 % à QS. Ce qui, statistiquement, est un portrait identique.

Mais pour comparer les chiffres de Léger avec ceux d'Ipsos, on peut noter que le PQ se trouve au même niveau qu’au début de la campagne : ni gain ni perte, la campagne n’a eu essentiellement aucun effet pour les péquistes. La même chose se mesure également pour les libéraux.

L’essentiel du mouvement s’est donc fait entre les deux partis qui incarnent spontanément le changement (en ce sens où aucun n’a jamais gouverné) : QS a doublé ses appuis, tandis que la CAQ a perdu la marge qui lui laissait alors miroiter un gouvernement majoritaire. Avec les chiffres publiés ce samedi, la CAQ semble plutôt se diriger vers un gouvernement minoritaire, encore que tout demeure possible — majoritaire CAQ, ou même minoritaire libéral, selon Jean-Marc Léger, président de la firme.

Le sondage a été mené en ligne du 24 au 27 septembre auprès de 1502 personnes. Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de 2,7 % dans 19 cas sur 20.

Avec Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui

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