Le PQ souhaite utiliser les surplus «non prévus» pour l’environnement

<p>Le chef péquiste, Jean-François Lisée, doit détailler cette promesse électorale vendredi à Acton Vale, en Montérégie.</p>
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne

Le chef péquiste, Jean-François Lisée, doit détailler cette promesse électorale vendredi à Acton Vale, en Montérégie.

S’il est élu, le PQ propose d’utiliser tous les surplus financiers non prévus pour réduire la « dette environnementale » du Québec, en se servant de cet argent pour nettoyer les rivières et les lacs et décontaminer les sols.

Quels sont ces surplus « non prévus » ? Il s’agit de ceux qui seraient engrangés dans le cas d’une croissance économique plus forte qu’anticipée, si les transferts fédéraux sont plus élevés, et si les « provisions pour éventualités » du gouvernement ne sont pas utilisées au cours d’une année, précise le PQ.

Quant aux surplus pouvant être anticipés, ils seront utilisés pour les services à la population.

Le chef péquiste, Jean-François Lisée, doit détailler cette promesse électorale vendredi matin à Acton Vale, en Montérégie.

Bref, selon cette proposition péquiste, les surplus non prévus seront versés dans un nouveau fonds appelé « le Fonds de restauration du patrimoine environnemental ».

En plus de la décontamination des sols, l’argent du fonds pourra servir à améliorer les systèmes de traitement des eaux et la gestion des matières résiduelles, ainsi que pour réduire l’utilisation des pesticides.

Fin de campagne

La campagne tire à sa fin, et le chef péquiste maintient le rythme avec plusieurs activités et une fort longue journée ce vendredi.

Après des arrêts en Montérégie et en Estrie, le chef revient à Montréal pour un bain de foule et la visite du local électoral de la circonscription d’Hochelaga-Maisonneuve, un souper avec les candidats locaux et finalement une grande soirée spectacle de fin de campagne au théâtre Le National, toujours dans la métropole.

La présence du chef péquiste dans la circonscription d’Hochelaga-Maisonneuve a son importance. Québec solidaire lorgne cette circonscription de l’est de Montréal avec son candidat Alexandre Leduc, qui tente pour une troisième fois de se faire élire. Lors du dernier scrutin, la députée péquiste Carole Poirier avait remporté sa circonscription avec un peu plus de 34 % des voix, contre M. Leduc qui avait fini deuxième avec plus de 30 % du vote.

Surprise de QS

Québec solidaire est surpris que les engagements de M. Lisée en matière d'environnement arrivent tard dans la campagne. 

 

« Je n'ai pas entendu M. Lisée tenir ces propos-là [sur la dette environnementale] durant le débat des chefs et pourtant je l'aurais espéré comme je l'aurais espéré de tout le monde », a souligné Manon Massé, candidate solidaire au poste de première ministre. 

 

Jeudi, le chef péquiste a annoncé une réduction de 60% des tarifs du transport en commun en dehors des heures de pointe.

 

« Québec solidaire a un plan de transition énergétique, écologique et économique et je nous rappelle collectivement que David Suzuki dit que ce plan-là c'est ce que ça nous prend. Nous, on n'a pas improvisé ça à la dernière minute sur un coin de table, ça fait trois ans qu'on travaillait sur ce plan et on a en parlé depuis le jour 1 de la campagne », a fait valoir Mme Massé. 

 

La candidate solidaire, qui a placé la « dette environnementale » au coeur de ses engagements, dit faire confiance aux électeurs pour distinguer son parti de celui de M. Lisée, entre lesquels une bonne portion d'indécis sont partagés. 

 

« Je pense que les électeurs vont juger à partir de la cohérence et de la constance [de chacun de nos partis] et nous la question environnementale, ça fait 12 ans qu'on en parle. Nous, on n'a pas signé pour Anticosti », a-t-elle dit. 

 

Mme Massé a d'ailleurs souligné que l'écologiste David Suzuki a offert son appui à QS. 

 

« Ça fait 12 ans qu'on est constants là-dedans et on a tellement bien fait nos devoirs qu'un des plus grands écologistes du dernier demi-siècle, David Suzuki, dit QS a le bon plan pour relever les défis actuels », a-t-elle mentionné.