Le PQ veut un ministre responsable de la Jeunesse

M. Lisée a confirmé que le PQ réinvestirait annuellement 23 millions (au terme du prochain mandat) pour rétablir les budgets de la protection de la jeunesse.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne M. Lisée a confirmé que le PQ réinvestirait annuellement 23 millions (au terme du prochain mandat) pour rétablir les budgets de la protection de la jeunesse.

Puisqu’il s’agit selon Jean-François Lisée d’une « priorité nationale », il y aurait sous un gouvernement péquiste un ministre responsable de la jeunesse — et un « chargé de mission pour l’enfance », soit Camil Bouchard en l’occurrence.

« Chaque année, 91 000 signalements de maltraitance » sont faits au Québec, a rappelé M. Lisée en conférence de presse lundi. « C’est une augmentation de 33 % sur 10 ans. Et chaque jour, il y a 65 enfants de moins de cinq ans qui font l’objet d’un signalement : c’est comme un gros autobus scolaire. »

Or, « ces enfants risque de devenir des adultes incapables d’aimer pleinement, ou d’aimer tout court », a-t-il ajouté.

C’est en partant de ces constats que M. Lisée propose d’avoir dans son éventuel conseil des ministres un ministre responsable de la Jeunesse : ce serait là une charge de plus pour le ministre chargé de l’Éducation primaire et secondaire et de la Famille.

« En regroupant ces domaines, nous pourrons nous assurer d’un continuum éducatif plus cohérent entre les services de garde éducatifs et le réseau scolaire, estime le PQ. La transition entre la petite enfance et le primaire sera plus efficace, notamment par le transfert des dossiers entre les services de garde et les écoles. »

Autre idée de M. Lisée : créer un poste de chargé de mission du premier ministre pour l’enfance. Son candidat est déjà trouvé — le psychologue et ancien député Camil Bouchard. Ce dernier avait présidé en 1990 et 1991 le Groupe de travail pour les jeunes, qui accoucha du rapport « Un Québec fou de ses enfants ».

Dans ce nouveau rôle, M. Bouchard devrait guider la réflexion autour de la « première politique de bienveillance envers les enfants ». Il aurait « l’autorité pour interpeller le gouvernement du Québec, les villes et les municipalités concernant toutes les questions reliées à la protection de nos enfants et de nos jeunes », précise le PQ. M. Bouchard devrait aussi « fixer un objectif national ambitieux et absolument nécessaire de réduction de la maltraitance envers nos enfants sur un horizon de 4, puis de 8 ans. »

M. Lisée a aussi confirmé que le PQ réinvestirait annuellement 23 millions (au terme du prochain mandat) pour rétablir les budgets de la protection de la jeunesse. Le PQ a calculé l’écart entre des coupes dévoilées en 2014 et en 2016, un réinvestissement annoncé en 2017 et l’augmentation des besoins pour arriver à ce chiffre.