Legault veut envoyer 5000 employés de l’État en région

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault

François Legault veut relocaliser pas moins de 5000 employés de l’État, qui sont actuellement postés à Québec ou à Montréal, en région, et ce, sur 10 ans (ou deux mandats et demi).

Le chef de la Coalition avenir Québec en a pris l’engagement devant les membres de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui étaient rassemblés en congrès au Palais des congrès de Montréal, jeudi.

« On a un gouvernement libéral, depuis 15 ans, qui a centralisé. Là, il faut décentraliser. Puis, je pense que 5000 [postes], c’est très raisonnable », a-t-il fait valoir à la presse. Il a dans sa mire 1 % des quelque 500 000 postes du secteur public, incluant les réseaux de la santé et d’éducation. « On va y aller graduellement », a-t-il soutenu.

Aucune personne ne sera forcée à plier bagage, a promis l’aspirant premier ministre. Il compte sur les départs à la retraite pour remplir sa promesse. « Sur les 20 000 qui prennent leur retraite de façon volontaire chaque année dans les différents ministères, il y a une partie des postes qui ne serait pas remplacée », a-t-il expliqué.

Cette promesse électorale s’ajoute à celle de supprimer 5000 postes de fonctionnaires par attrition.

Les chefs du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, et du Parti québécois, Jean-François Lisée, promettent quant à eux de décentraliser les activités de certains ministères, en déplaçant par exemple les responsables des pêches en Gaspésie, des mines en Abitibi-Témiscamingue et des forêts au Saguenay–Lac-Saint-Jean. « Je veux que ce soit tous les ministères qui déposent un plan pour transférer des emplois en région », a dit pour sa part François Legault jeudi.

« Ça me semble très difficile à réaliser », a mentionné M. Couillard, pointant les conventions collectives du secteur public. Celles-ci prévoient qu’un transfert peut se faire à une distance maximale de 50 kilomètres du « port d’attache » d’un employé, indique le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ).

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