Le PLQ veut offrir un rabais supplémentaire de 1000$ à l’achat d’un véhicule électrique

Philippe Couillard s’engage également à accélérer le déploiement du réseau de bornes de recharges publiques.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Philippe Couillard s’engage également à accélérer le déploiement du réseau de bornes de recharges publiques.

Philippe Couillard promet de bonifier de 1000 $ le programme de soutien à l’achat d’un véhicule électrique jusqu’en 2020. Le Parti libéral du Québec espère ainsi faire augmenter le nombre de véhicules électriques sur les routes du Québec pour lutter contre les changements climatiques.

« Aujourd’hui, nous nous engageons à faciliter encore davantage l’achat d’une voiture électrique », a déclaré le chef du PLQ en point de presse lundi matin à Montréal.

Les citoyens qui vont faire le choix d’acheter un véhicule électrique d’une valeur de moins de 75 000 $ pourront donc bénéficier d’un rabais supplémentaire de 1000 $, pour un maximum de 9000 $. Ceux qui souhaitent installer une borne électrique à la maison pourront également avoir un crédit de 800 $, soit 200 $ de plus que dans le passé.

« Avec l’aide supplémentaire qu’on souhaite apporter, posséder un véhicule électrique devient un choix de plus en plus abordable, ou même concurrentiel », soutient Philippe Couillard.

En ce moment, un peu plus de 30 000 véhicules électriques ou hybrides rechargeables circulent sur les routes du Québec. L’objectif du Québec est d’en avoir 100 000 d’ici 2020, un objectif qualifié d’« ambitieux » par le chef libéral.

Celui-ci s’engage également à accélérer le déploiement du réseau de bornes de recharges publiques. Le réseau compte présentement 1396 bornes. Le PLQ prévoit y ajouter 1600 bornes rapides en moins de 10 ans pour atteindre l’objectif de 2500 bornes, soit 150 par année d’ici 2027.

Rappelant que les transports sont responsables de 40 % des émissions de gaz à effet de serre au Québec, Philippe Couillard présente cette mesure comme une réponse, du moins partielle, au réchauffement climatique.

« Réduire les émissions de gaz à effet de serre pour freiner le réchauffement de la planète, c’est réduire la dette environnementale pour les générations futures. Pour elles et pour nous, le coût de l’inaction est beaucoup plus élevé que celui de l’action et il y a l’urgence d’agir », a soutenu Philippe Couillard.

Mais s’il y a urgence, pourquoi alors se contenter d’un objectif de 100 000 véhicules électriques, sur environ 4,5 millions de véhicules au Québec ?

« Il faut être réaliste dans le changement des habitudes des consommateurs, répond Philippe Couillard. Quand je parle aux citoyens, ils me disent : oui, j’aimerais beaucoup acheter un véhicule électrique, mais j’aurais besoin d’un peu plus d’autonomie et que les prix soient un peu plus bas. Alors, on va y arriver progressivement. »

En outre, ajoute-t-il, le total des émissions de gaz à effet de serre des véhicules individuels « est relativement petit par rapport à la quantité globale des émissions du Québec ».

« Là où on fait le plus de gains, c’est en transport collectif — par exemple, le REM, le projet de Québec et la ligne rose — et en transport lourd, avec le programme écocamionnage, qui permet une conversion des véhicules. C’est ça qui va faire vraiment diminuer de façon massive les émissions. »

Au-delà des enjeux environnementaux, l’électrification des transports est également une façon de favoriser l’électricité québécoise au pétrole étranger, estime le PLQ. « Ça, c’est du nationalisme économique ! », a répété Philippe Couillard.

Cette promesse électorale est évaluée à 155 millions sur trois ans et serait financée par le Fonds vert.