Le PQ s’attaque au prix de l’essence à la pompe

Des hausses marquées du prix de l’essence à la pompe, l’an dernier, avaient incité la formation à promettre la mise sur pied d'un bureau dont le mandat serait de lutter contre les pratiques commerciales anticoncurrentielles et de surveiller l’état de la concurrence.
Photo: Michael Monnier Archives Le Devoir Des hausses marquées du prix de l’essence à la pompe, l’an dernier, avaient incité la formation à promettre la mise sur pied d'un bureau dont le mandat serait de lutter contre les pratiques commerciales anticoncurrentielles et de surveiller l’état de la concurrence.

Le Parti québécois a recyclé dimanche matin à Québec son engagement à lutter contre les « hausses injustes du prix de l’essence à la pompe ».

Son chef s’est défendu du même souffle de tourner le dos à ses revendications écologistes, sur lesquelles il disait vouloir miser il y a moins d’un an, lors de l’élection partielle de Louis-Hébert, toujours à Québec.

« Nous allons réitérer nos mesures pour sortir le Québec du pétrole, mais ce n’est certainement pas en laissant le cartel du pétrole abuser des Québécois qu’on va se rendre à cette destination-là », s'est justifié Jean-François Lisée. « Je ne pense pas que ce soit l’objectif du gouvernement de vouloir que les entreprises les plus polluantes au monde, les plus grosses au monde, fassent encore plus de profit sur le dos des Québécois. »

En août dernier, son parti mettait de l’avant son opposition à l’oléoduc d’Énergie Est pour courtiser les électeurs de Louis-Hébert. Le candidat péquiste Normand Beauregard misait sur sa formation de biologiste et le nouveau virage vert que sa formation politique disait vouloir prendre pour obtenir la faveur des électeurs.

Loin d’être clientéliste, la sortie du PQ dimanche en était une visant à prendre le parti des consommateurs, a fait valoir Jean-François Lisée. « Alors le fait que les gens payent le juste pris de l’essence est une cause en soi », a-t-il indiqué. « Le fait que le PQ va accélérer de façon très significative le passage du Québec à l’électrification des transports est une politique extrêmement forte. Mais, de dire aux cartels du pétrole : pour des raisons environnementales, payez-vous la traite dans la poche des consommateurs ? Non », a-t-il répondu.

La lutte péquiste contre les « cartels » commencera par une enquête sur les prix de l’essence, qui sera confiée au Bureau de la protection des consommateurs du Québec, dont le parti a déjà re-confirmé la création le 1er septembre à Baie-Comeau.

Ce bureau « luttera contre les pratiques commerciales dommageables et anticoncurrentielles, et surveillera l’état de la concurrence », a affirmé le PQ, en réitérant une annonce faite au mois de mai.

« Les résultats seront bénéfiques : davantage de concurrence sur les marchés, des prix plus bas, donc plus d’argent dans les poches des Québécois et une meilleure croissance économique. Avec nous, ce sera fini, les hausses injustes du prix de l’essence à la pompe. Fini, les abus envers les consommateurs du Québec pour des produits et services essentiels ! » a promis le parti.