Le PQ promet de rembourser un cycle de fécondation in vitro

Le PQ s’est engagé vendredi à rétablir la couverture publique du premier cycle de fécondation in vitro, abolie en 2015.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Le PQ s’est engagé vendredi à rétablir la couverture publique du premier cycle de fécondation in vitro, abolie en 2015.

Le Parti québécois s’est engagé vendredi à rétablir la couverture publique du premier cycle de fécondation in vitro (FIV), abolie en 2015 dans la course à l’équilibre budgétaire.

À l’époque, le gouvernement Couillard avait mis la hache dans le programme — qui donnait droit à trois cycles de fécondation in vitro payés par l’État — afin d’économiser 47 millions par an. La couverture des traitements de FIV avait coûté à Québec 216 millions en quatre ans, à partir de sa création en 2010 par le ministre libéral Yves Bolduc.

Or, voilà que le PQ s’engage à le rétablir au moyen d’un engagement financier de 31 millions de dollars par an. Il reprend une promesse qui s’inscrit en ligne droite avec son opposition à l’abolition du programme — une opposition que le PQ partage d’ailleurs avec la Coalition avenir Québec.

Le parti laisse la porte ouverte au remboursement de plus d’un cycle de FIV. « On suit les recommandations du commissaire à la santé, qui dit : un cycle, certainement, partout où c’est médicalement requis. Et peut-être des cycles supplémentaires, au cas par cas, c’est une décision médicale », a déclaré Jean-François Lisée.

Crédit d’impôt

En 2014, le Commissaire à la santé a recommandé une approche plus restrictive et le remboursement des services de procréation assistée « jusqu’à concurrence de trois cycles de FIV pour un enfant seulement, et à condition qu’un des deux parents d’intention n’ait pas d’enfant au préalable ». Le commissaire Robert Salois écrivait aussi : « Cependant, si une personne a déjà bénéficié de trois cycles de FIV, elle ne pourrait pas s’en prévaloir à nouveau, même avec un autre partenaire. » Il recommandait de « mieux encadrer le programme », de contrôler ses coûts, d’offrir un meilleur accès à la FIV en région et d’évaluer ses effets sur la santé.

Depuis l’abolition de la couverture publique des cycles de FIV, seuls les couples infertiles sans enfants sont admissibles à l’aide de l’État, qui prend la forme d’un crédit d’impôt modulé en fonction de leur revenu.

Or, certains couples ont du mal à économiser l’argent nécessaire pour commencer les traitements, dans l’attente d’un remboursement. Pour cela, des cliniques privées ont notamment fait des partenariats avec des banques pour offrir des options de financement rapide.

En 2016, Québec a ajouté un obstacle financier aux couples infertiles. La loi 20 du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a réduit le remboursement des médicaments liés aux traitements de fécondation.