Québec solidaire entend racheter le REM

«Le transport collectif, ça relève d’une responsabilité collective», plaide Manon Massé.
Photo: Paul Chiasson Archives La Presse canadienne «Le transport collectif, ça relève d’une responsabilité collective», plaide Manon Massé.

Québec solidaire (QS) entend racheter le Réseau express métropolitain (REM) à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) pour 6 milliards de dollars pour le ramener dans le giron public.

« Le transport collectif, ça relève d’une responsabilité collective. Et c’est pour ça qu’on va le ramener dans le giron public comme les métros et les autobus », a expliqué la porte-parole solidaire Manon Massé lors du dévoilement de son plan de mobilité jeudi à Montréal.

Intitulé « Grand Montréal Express », le plan solidaire prévoit de reprendre le REM à la CDPQ.

« On n’était pas d’accord au début [avec le projet], mais nous on est pragmatiques et réalistes. Nous sommes pour le transport collectif, le REM est un projet de transport collectif [...] alors on va payer pour le racheter pour qu’il soit public », a assuré Ruba Ghazal, candidate solidaire dans Mercier.

On ne voudrait pas qu’un jour, la Caisse considère qu’elle ne fait pas assez de profits avec le REM et finalement le vende à un investisseur étranger.

 

QS estime la transaction à 6 milliards de dollars.

« Le REM actuellement appartient à une entreprise privée publique qui s’appelle la Caisse de dépôt et placement du Québec [...] dont objectif est de faire des bénéfices pour s’assurer que notre bas de laine collectif puisse augmenter ses revenus pour payer notre pension quand on sera vieux », a souligné Mme Massé.

« On ne voudrait pas qu’un jour, la Caisse considère qu’elle ne fait pas assez de profits avec le REM et finalement le vende à un investisseur étranger », a-t-elle ajouté.

38 nouvelles stations de métro

Ligne rose, tram-train de l’Est, tramway Longueuil et SRB Est-Ouest Laval : QS propose l’ajout de nouvelles lignes de transports d’ici 2030 à Montréal et dans ses couronnes. QS prévoit investir 25 milliards de dollars sur 12 ans pour bonifier les infrastructures de transport collectif.

À Montréal, la formation politique mise sur la ligne rose proposée par la mairesse Valérie Plante lors de l’élection municipale de 2017.

« Quand Valérie Plante a présenté son projet de ligne rose certains ont ri, certains ce sont moqués, mais les Montréalais ont voté pour ça et aujourd’hui une vraie étude est en cours », a rappelé Vincent Marissal, candidat solidaire dans Rosemont.

QS propose également l’ajout de cinq nouvelles stations, dont une sur la ligne verte pour se rendre vers le cégep André-Laurendeau. Le prolongement de la ligne bleue vers Anjou figure également au plan.