Le PLQ et le PQ font de l’oeil aux aînés

L’autobus de campagne du PLQ s’est arrêté mercredi devant la résidence privée pour aînés Le Monastère, à Sherbrooke.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne L’autobus de campagne du PLQ s’est arrêté mercredi devant la résidence privée pour aînés Le Monastère, à Sherbrooke.

L’autobus de campagne du Parti libéral du Québec s’est arrêté mercredi devant la résidence privée pour aînés Le Monastère, à Sherbrooke, où Philippe Couillard s’est engagé à « mettre plus d’argent dans les poches de nos aînés ».

Il a dévoilé un bouquet de mesures totalisant, à terme, 153 millions de dollars par année.

Les Québécois, qui souhaitent demeurer ou revenir sur le marché du travail, pourront repousser le versement de leur rente de retraite jusqu’à ce qu’ils célèbrent leur 75e anniversaire, a-t-il notamment promis, flanqué du député de Sherbrooke — et candidat à sa propre succession — Luc Fortin. « [Ils pourront] profiter pleinement de leur revenu de travail. En d’autres mots, ils ne paieront plus d’impôt en double », peut-on lire dans le communiqué de presse du PLQ. Qui plus est, le montant de leur rente gonflerait de 8,4 % par année de report. Par exemple, une personne dont la rente s’élèverait à 1000 $ par mois à 65 ans, toucherait 1420 $ par mois à partir de 70 ans et 1840 $ par mois à partir de 75 ans, illustre le PLQ.

M. Couillard s’est aussi engagé mercredi à bonifier une série de mesures fiscales, dont le crédit d’impôt destiné aux « travailleurs d’expérience qui souhaitent demeurer à l’emploi » qui serait haussé de 100 $.

Des dizaines de résidents du Monastère suivaient la conférence de presse du chef libéral depuis leur chaise de patio, disposées une à côté de l’autre sur les balcons de la résidence. « Je pense qu’ils ont très bien compris ici que je veux mettre plus d’argent dans leur poche », a lancé M. Couillard à la presse. « Il y a de nouvelles marges de manoeuvre. »

Changement d’« approche »

Le chef libéral s’est aussi engagé à désigner, au sein d’un éventuel deuxième gouvernement, un ministre responsable des aînés qui adoptera une « approche peut-être nouvelle ». « Il faut que la perspective change de la même façon [...] qu’il est temps de changer de perspective à la tête du ministère de la Santé », a-t-il laissé tomber.

Pour sa part, le Parti québécois s’est engagé à remettre 350 $ par année aux aînés dont les revenus sont inférieurs à 35 000 $. Il estime que cette mesure coûtera 358 millions de dollars annuellement.

Le PQ s’engage à climatiser les CHSLD

« On dégage du Plan québécois des infrastructures 100 millions de dollars pour faire une grande corvée de climatisation dans les CHSLD et les hôpitaux du Québec qui ne sont pas climatisés », a aussi promis Jean-François Lisée lors d’une annonce à Rimouski.

Son parti souhaite climatiser les CHSLD et les hôpitaux d’ici 2019, « partout où cela est possible ». « On vise 100 % [de ces endroits] », a lancé le chef, qui a dit croire que sa promesse coûtera, dans les faits, moins que les 100 millions mis de côté.

Autre engagement : permettre aux travailleurs de 65 ans de cesser de cotiser au Régime de rentes du Québec. « Si vous décidez d’arrêter de cotiser, vous allez augmenter votre revenu immédiatement de 5,4 % », a affirmé Jean-François Lisée. « Vous pouvez [aussi] décider de continuer à cotiser, parce que comme vous pensez que vous allez vivre jusqu’à 100 ans, vous voulez que votre retraite soit plus importante. Mais c’est votre choix. »

Le PQ s’engage enfin à « alléger la charge de travail des infirmières et des préposés aux bénéficiaires en garantissant des ratios personnel/patients plus raisonnables ». En chiffres et en nombres, le parti ignore à quoi cela correspond ; il souhaite donc que ces ratios soient « médicalement déterminés » par un « organisme indépendant » comme l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux, par exemple. Chose certaine, ces ratios ne doivent pas être « soumis à la négociation collective, donc au rapport de force, ou à la décision du responsable du budget », a déclaré Jean-François Lisée.