Un mardi difficile pour le Parti québécois

Plus tôt dans la journée, Jean-François Lisée a reconnu que les avocats du PQ et de Radio-Canada avaient eu des discussions au cours de la journée.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Plus tôt dans la journée, Jean-François Lisée a reconnu que les avocats du PQ et de Radio-Canada avaient eu des discussions au cours de la journée.

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a multiplié les mêlées de presse mardi, tantôt pour défendre un candidat arrêté pour conduite avec les facultés affaiblies, tantôt pour répondre à Radio-Canada, qui lui reproche d’avoir utilisé une de ses émissions à des fins partisanes.

Le député sortant et candidat péquiste de Beauharnois, Guy Leclair, a reconnu en soirée avoir été arrêté dans la nuit du 13 juillet, mais a nié les informations voulant qu’il ait refusé de se soumettre à un éthylotest.

La Sûreté du Québec a quant à elle soutenu avoir interpellé, cette nuit-là, un homme de 50 ans dont elle ne confirme pas l’identité. Elle avance qu’il s’agissait d’un récidiviste de l’alcool au volant et que celui-ci a refusé de subir l’éthylotest.

Des accusations […] sont portées. Guy Leclair a une version des faits qui contredit la version du policier.

Guy Leclair, 50 ans, a plaidé coupable à des accusations de conduite avec les facultés affaiblies en 2013. Son permis de conduire a été suspendu pendant douze mois.

Ses déboires avec les policiers — anciens ou récents — ne justifient cependant pas son éjection de la campagne, selon le chef Lisée. « Des accusations, apprend-on aujourd’hui, sont portées. Guy Leclair a une version des faits qui contredit la version du policier », a-t-il déclaré.

Guy Leclair

« Je ne passe pas l’éponge, s’est-il ensuite défendu. C’est sérieux. Pour l’instant, il est accusé, il n’est pas condamné. Attendons le processus. »

Litige juridique

Plus tôt dans la journée, Jean-François Lisée a reconnu que les avocats du PQ et de Radio-Canada avaient eu des discussions au cours de la journée. Au coeur des échanges : l’utilisation, par le PQ, de l’expression « À la semaine prochaine » sur un ton nasillard qui rappelle celui de l’animateur Philippe Laguë. En matinée, ce dernier déplorait au Devoir ne pas avoir été consulté au préalable.

Or la publicité contrevient « aux droits d’auteur de Radio-Canada » et peut causer « un préjudice important au diffuseur public » en remettant en question « la crédibilité et l’impartialité de notre couverture », a écrit Radio-Canada dans un communiqué.

« C’est tellement farfelu que Radio-Canada affirme qu’ils sont les propriétaires mondiaux de mots de la langue française que je continue à penser que c’est un stunt de relations publiques de Radio-Canada », a répliqué Jean-François Lisée.