Le député Guy Leclair arrêté une deuxième fois pour conduite avec facultés affaiblies

Le candidat Guy Leclair a plaidé coupable à des accusations de conduite avec facultés affaiblies en 2013. 
Photo: Photo tirée de Facebook Le candidat Guy Leclair a plaidé coupable à des accusations de conduite avec facultés affaiblies en 2013. 

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, s’est rangé mardi soir derrière son candidat Guy Leclair, condamné en 2013 pour conduite avec facultés affaiblies et accusé à nouveau pour la même infraction.

« L’alcool au volant, c’est sérieux. Des accusations, apprend-on aujourd’hui, sont portées. Guy Leclair a une version des faits qui contredit la version du policier », a déclaré le chef Lisée lors de son arrivée à un rassemblement militant à Rimouski. 

La Sûreté du Québec ne confirme pas avoir arrêté Guy Leclair, pas plus qu’elle ne corrobore les informations voulant qu’il fasse l’objet d’accusations.

Sa porte-parole Hélène Nepton atteste cependant avoir procédé à l’arrestation d’« un homme de 50 ans, entre autres, le 13 juillet, vers 2 h 45, dans le secteur de Salaberry-de-Valleyfield ». Cette personne a été arrêtée à cause de conduites avec les facultés affaiblies et a refusé de fournir un échantillon d’haleine, a-t-elle affirmé. « Il s’agit d’un récidiviste, donc le permis de conduire a été suspendu pour 90 jours », a-t-elle ajouté.

Arrêté en 2013

Guy Leclair, 50 ans, a plaidé coupable à des accusations de conduite avec les facultés affaiblies en 2013. Il a été condamné à payer une amende de 2000$ et son permis de conduire a été suspendu pendant 12 mois.

Dans un communiqué laconique envoyé en soirée, le député péquiste a dit « ne pas nier » avoir été arrêté dans la nuit du 13 juillet. « Toutefois, je maintiens que je n’avais en aucun cas enfreint la loi. De surcroît, je n’ai jamais refusé de passer un alcootest. À deux reprises, j’ai obtempéré aux demandes des policiers afin de me soumettre à leur test », a-t-il écrit. « Évidemment, je prouverai mon innocence. Le dossier suivra son cours et le tout se règlera devant les tribunaux. »

Lisée refuse de le suspendre

Le député de Beauharnois a avisé son chef de ses récents déboires avec les policiers il y a dix jours, a confirmé Jean-François Lisée. « Je lui ai dit : attendons de voir si une accusation sera portée. Il avait un doute, compte tenu de sa version des faits, à savoir si une accusation serait portée », a déclaré le chef du PQ.

Il a refusé de suspendre son candidat. « Il est confiant, lui, de gagner ce procès-là s’il existe. Alors voilà, on va attendre les faits, les versions et on va voir », a-t-il dit. « Je ne passe pas l’éponge, a-t-il précisé. Je dis que le processus va se dérouler. C’est sérieux. Pour l’instant, il est accusé, il n’est pas condamné. Attendons le processus. »

Avec Magdaline Boutros