Pas de congé durant la campagne pour Philippe Couillard

«Je mène une campagne bien organisée, jour après jour, après jour pour parler aux gens de propositions pour faciliter la vie des gens», a fait valoir Philippe Couillard lors d’un nouvel arrêt dans la région de la Capitale-Nationale, samedi.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne «Je mène une campagne bien organisée, jour après jour, après jour pour parler aux gens de propositions pour faciliter la vie des gens», a fait valoir Philippe Couillard lors d’un nouvel arrêt dans la région de la Capitale-Nationale, samedi.

Philippe Couillard dit avoir « tellement de choses à dire aux Québécois » d’ici le scrutin qu’il ne peut pas prendre de pause comme son adversaire François Legault.

« Je mène une campagne bien organisée, jour après jour, après jour pour parler aux gens de propositions pour faciliter la vie des gens », a-t-il fait valoir lors d’un nouvel arrêt dans la région de la Capitale-Nationale, samedi.

Après près de 10 jours de campagne, le chef du Parti libéral du Québec n’entend pas ralentir la cadence. Journée typique : présentation de promesses électorales en matinée, bain de foule et visite de local électoral de candidat libéral en après-midi ou début de soirée. « J’ai tellement de travail. J’ai tellement de choses à dire aux Québécois », a-t-il ajouté à la presse.

M. Couillard n’a toutefois pas reproché au chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, de prendre congé samedi. C’est tout le contraire. « Monsieur Legault a pris sa décision, mais je lui laisse [le soin de l’expliquer]. Mais, c’est bon de prendre des vacances. Ça fait partie de l’équilibre de vie de prendre des vacances, de sortir un peu de sa bulle professionnelle qui nous engouffre tous un moment donné », a-t-il soutenu.

Le premier ministre a rappelé avoir pris, plus tôt cet été, une dizaine de journées de vacances à Saint-Félicien. Celles-ci lui ont fait le plus grand bien. « Sauf quand mon bateau a coulé », a-t-il fait remarquer à un journaliste anglophone, ce qui a bien fait rire son épouse, Suzanne Pilote. « Aujourd’hui, je me sens bien », poursuivi M. Couillard.

Pour sa part, M. Legault répétait sur toutes les tribunes, en juin, ne pas prendre de vacances avant le scrutin du 1er octobre. Étonné, M. Couillard avait alors lancé un avertissement à l’électorat. « Méfiez-vous de quelqu’un qui dit qui ne prend jamais de vacances parce que ça m’inquiète beaucoup », avait-il déclaré en marge d’un conseil général.

En l’absence du chef caquiste de la campagne, M. Couillard s’est encore une fois présenté samedi comme le champion de la « liberté individuelle ». « Moi, là, je dirige un parti qui croit beaucoup à la liberté des gens de faire leurs choix » y compris la liberté des « familles du Québec de s’installer où elles veulent », a-t-il répété à plus d’une reprise durant un point de presse sur les berges de la baie de Beauport. Le chef du PLQ se défendait de contribuer à l’étalement urbain en proposant par exemple de prolonger la ligne de tramway du Réseau de transport structurant jusqu’au terminus de la Faune, au Nord, ou encore en promettant de construire un troisième lien autoroutier entre Québec et Lévis, au Sud. « Mon ennemi, ce n’est pas le banlieusard, la banlieusarde », a-t-il insisté.

M. Couillard a dit se distinguer de son principal adversaire — qu’il n’a pas nommé — en raison de sa « détermination à aller de l’avant [avec le projet de troisième lien, mais] de façon sérieuse et professionnelle ». « Un projet de cette envergure ne peut et ne doit pas se faire dans la précipitation et pour des gains politiques à court terme », a-t-il fait valoir.