Gestion de l’offre: Trudeau «ne sera pas montrable au Québec», dit Legault

Entouré de quatre représentants régionaux de l’UPA, de producteurs laitiers et de producteurs bovins, M. Legault a tenu une courte conférence téléphonique dans une petite suite de l’hôtel où logeait la caravane, arrivée jeudi soir du Bas-Saint-Laurent.
Photo: Guillaume Bourgault-Côté Le Devoir Entouré de quatre représentants régionaux de l’UPA, de producteurs laitiers et de producteurs bovins, M. Legault a tenu une courte conférence téléphonique dans une petite suite de l’hôtel où logeait la caravane, arrivée jeudi soir du Bas-Saint-Laurent.

À défaut d’être présent à Longueuil, François Legault a réitéré vendredi matin par téléphone au président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) son soutien ferme au maintien de la gestion de l’offre. Et il prédit que Justin Trudeau ne « sera pas montrable au Québec » en 2019 s’il cède.

« C’est une journée qui risque d’être importante, a lancé le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) à Marcel Groleau. Ce n’est sûrement pas une journée où il faut faire de la politique. On est unanimes à l’Assemblée nationale pour dire qu’il faut défendre la gestion de l’offre. »

M. Legault, qui se trouve à Saguenay avec la caravane caquiste, n’a pu participer vendredi matin à la rencontre qu’ont tenue conjointement le chef libéral Philippe Couillard, son homologue péquiste Jean-François Lisée et la co-porte-parole de Québec solidaire Manon Massé avec des représentants de l’UPA. 

En point de presse en milieu d'avant-midi, il a refusé de lancer la moindre pique à ses adversaires — notamment Philippe Couillard, qui a confirmé sa présence à la rencontre de vendredi à 21 h jeudi, alors que les autobus de la CAQ arrivaient à Saguenay. « Aujourd’hui, je n'ai pas le goût, sur la gestion de l’offre, d’attaquer qui que ce soit. Ce n'est pas la journée pour de la petite politique. »

Entouré de quatre représentants régionaux de l’UPA, de producteurs laitiers et de producteurs bovins, M. Legault a plutôt tenu une courte audioconférence dans une petite suite de l’hôtel où logeait la caravane, arrivée jeudi soir du Bas-Saint-Laurent. 

« J’apprécie que vous preniez une pause pour qu’on envoie ensemble — les Québécois, les partis, tous les gens qui gravitent autour de l’industrie agricole — le même message: de ne pas faire de concessions, de maintenir la gestion de l’offre », a répondu M. Groleau. 

François Legault a répété un message qu’il articule de la même façon depuis quelques jours.

  • Il faut « envoyer un message clair à Justin Trudeau: si jamais il fait un compromis sur la gestion de l’offre, il y aura un énorme prix politique à payer au Québec ». 
  • Il « ne peut pas nous échanger contre peut-être des avantages dans le secteur de l’auto pour l’Ontario ».
  • On « n’a pas à être gênés de la défendre […]: les Américains subventionnent leur agriculture de toutes sortes de façons ».
  • Si jamais « Justin Trudeau fait un compromis sur la gestion de l’offre, il y aura un énorme prix politique à payer au Québec ».

Sur ce dernier point, M. Legault « pense que M. Trudeau ne sera pas montrable au Québec [pour les élections de 2019] s’il ne défend pas la gestion de l’offre. C’est aussi clair que ça ».

D'autres détails suivront.