«Je m’en veux en estie!»: Michelle Blanc présente ses excuses à Xavier Camus

La candidate péquiste Michelle Blanc était visée par une mise en demeure après s’en être prise au blogueur et professeur de philosophie Xavier Camus.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne La candidate péquiste Michelle Blanc était visée par une mise en demeure après s’en être prise au blogueur et professeur de philosophie Xavier Camus.

« Je m’en veux en estie ! » La candidate péquiste Michelle Blanc, visée par une mise en demeure après s’en être prise au blogueur et professeur de philosophie Xavier Camus sur les réseaux sociaux, s’est excusée jeudi soir.

Sur son compte Twitter, Mme Blanc a fait part de ses excuses, indiquant que ce qu’elle avait publié sur le réseau la veille était « une insinuation fausse sans aucun fondement concernant M. Xavier Camus ». Elle a ajouté qu’elle se rétractait, s’excusant « sincèrement pour le tort que cela aur[ait| causé à M. Camus et ses proches ».

Plus tôt dans la journée, Xavier Camus avait affirmé avoir envoyé une mise en demeure à la candidate, jugeant les excuses que cette dernière avait formulées en matinée « insuffisantes et incomplètes ». Ces excuses avaient été formulées à la suite de gazouillis publiés par Mme Blanc mercredi soir dans lesquels elle insinuait que le blogueur pourrait être un pédophile.

Dans la mise en demeure, la candidate était sommée de se rétracter, de s’excuser et de rectifier publiquement les faits en les présentant comme étant faux et sans fondement dans les 24 heures. Une seconde mise en demeure avait également été envoyée, celle-là au Parti québécois. Le document réclamait que la formation politique enjoigne à sa candidate de se rétracter et de s’excuser. Ce qui, vraisemblablement, n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd.

Toujours dans ses gazouillis d’excuses, la candidate dans la circonscription de Mercier, à Montréal, a précisé qu’elle savait « ce que c’est d’être attaquée injustement et personnellement sur les réseaux sociaux », ce qui, selon elle, « aurait dû [la] rendre encore plus vigilante et prudente ».

Lisée intervient

Après Muguette Paillé et Pierre Marcotte, il s’agit de la troisième candidate du PQ à se retrouver dans l’embarras à cause de propos tenus sur les réseaux sociaux. Or, cette fois-ci, le chef Jean-François Lisée a décidé de ne pas écarter sa candidate.

Jeudi matin, Jean-François Lisée a dit que ce n’était pas des propos qui devaient « être tenus sur Twitter », mais qu’il comptait malgré tout garder Mme Blanc dans ses rangs. « Elle s’est excusée immédiatement et elle a retiré ses propos. C’est ce qu’il fallait faire. »

Ces dernières semaines, Xavier Camus avait écrit, entre autres, qu’un militant de Mme Blanc était proche de l’extrême droite et avait reproché à la candidate sa participation à une émission de radio aux allégeances similaires. Il avait aussi mis en ligne une photo où Mme Blanc apparaissait aux côtés de Pierre Marcotte, le candidat écarté mercredi par le PQ parce qu’il avait tenu des propos islamophobes sur les réseaux sociaux.

« Mme Blanc est la cible d’insultes incessantes sur les réseaux sociaux », a aussi déclaré Jean-François Lisée, avant d’ajouter qu’elle s’était excusée et que son repentir l’avait convaincu. « Elle sait que c’est une erreur, elle est très fâchée contre elle-même, alors on apprend. »

Avec Isabelle Porter