Lock-out chez ABI: QS demande aux chefs d’adopter une «position claire»

Québec solidaire s’est dit prêt à retirer le tarif préférentiel sur l’électricité auquel a actuellement droit ABI.
Photo: Améli Pineda Le Devoir Québec solidaire s’est dit prêt à retirer le tarif préférentiel sur l’électricité auquel a actuellement droit ABI.

Québec solidaire demande aux chefs des autres formations politiques d’adopter une « position claire » dans le conflit de travail entre l’aluminerie ABI et ses employés, qui dure depuis plus de sept mois.

De passage à Bécancour, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois se sont rendus sur les piquets de grève des travailleurs d’ABI. « Notre position, elle n’est pas neutre, elle n’est pas timide, elle n’est pas compliquée. Notre position est simple et claire : on est avec vous autres parce qu’on sait que vous ne vous battez pas juste pour vos conditions de travail, vous vous battez pour votre région et pour les prochaines générations. Et ça, ça mérite du respect », a lancé M. Nadeau-Dubois aux travailleurs.

Québec solidaire s’est dit prêt à retirer le tarif préférentiel sur l’électricité auquel a actuellement droit ABI.

Rappelons qu'ABI a un contrat avec Hydro-Québec qui prévoit la livraison d’une quantité d’électricité, sauf en cas de force majeure. Hydro-Québec a accepté de considérer le lock-out comme un cas de force majeure plutôt que de lui réclamer de l’argent.

Le président du syndicat des employés d’ABI, Clément Masse, n’a pas manqué de souligner le travail de QS dans le dossier.

« Depuis le début de notre conflit, ils se sont prononcés en notre faveur dans ce conflit. D’ailleurs, ils ont déposé une motion à l’Assemblée nationale pour dénoncer ce conflit-là et ç’a été fait de façon unanime et c’est assez rare qu’on voie ça », a-t-il rappelé sous les applaudissements des travailleurs.

M. Nadeau-Dubois a invité les chefs de parti à dire clairement aux travailleurs leur position dans ce conflit. Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, l’a d’ailleurs fait. À l’heure du dîner, il a rencontré les représentants du syndicat d’ABI dans son bus de campagne.

« Nous, on va agir pour que le gouvernement du Québec arrête de subventionner votre patron », leur a-t-il promis. « Un lock-out, c’est pas une force majeure, c’est toi qui le décide, c’est dans le Code du travail », a-t-il fait valoir.

Avec Isabelle Porter