Le PLQ et la CAQ champions des jeunes

Selon un sondage, le PLQ et la CAQ obtiennent la faveur des plus de 60% des 18-34 ans.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Selon un sondage, le PLQ et la CAQ obtiennent la faveur des plus de 60% des 18-34 ans.

Les appuis combinés au Parti libéral du Québec (35 %) et à la Coalition avenir Québec (26 %) attirent deux jeunes sur trois dans les intentions de vote exprimées en vue de la prochaine élection.

Du coup, la jeunesse québécoise boude les formations réputées plus à gauche. Québec solidaire n’attire que 8 % du vote des jeunes, le Parti vert, 9 % et le Parti québécois, 16 %. Dans ce dernier cas, il s’agit du même pourcentage que chez les 35-54 ans.

Ces données proviennent d’un sondage Léger réalisé pour Le Devoir et The Montreal Gazette du 24 au 28 août. La campagne électorale était amorcée au moment du coup de sonde.

Le PLQ demeure la formation la plus attirante pour les 18-34 ans. C’est même dans cette tranche d’âge que se concentrent le plus ses appuis par rapport au 35-54 ans (29 %) et aux 55 ans et plus (33 %).

Le mouvement de bascule vers cette formation a commencé au tournant de la décennie et semble avoir été amplifié par les débats autour de la charte des valeurs du gouvernement péquiste de Pauline Marois.

« Le Parti libéral confirme sa première place chez les 18-34 au Québec, et c’est un nouveau positionnement pour lui, commente le sondeur Christian Bourque, vice-président de la firme Léger. On se disait un peu à la blague [chez Léger] que le Parti libéral tend habituellement à faire le tour des CHSLD et qu’il devrait peut-être maintenant penser à faire le tour des cégeps aussi. »

L’attrait de la jeunesse demeure toutefois à double tranchant. D’un côté, une formation politique, comme n’importe quelle organisation, peut se réjouir d’attirer une nouvelle génération capable d’assurer sa pérennité. D’un autre côté, les jeunes ont tendance à moins voter, l’intention ne se traduisant pas nécessairement en action le jour du scrutin.

« Le vote des jeunes est une bonne nouvelle en soi puisque ça démontre que quelque chose dans le discours assure un certain renouvellement de la clientèle, dit M. Bourque. Sur les questions identitaires ou liées à l’immigration, le Parti libéral parle aux jeunes de manière plus éloquente. Sauf que des cas récents montrent que rien n’est acquis. En Ontario, [le conservateur Doug] Ford a eu une victoire plus confortable que prévu parce que les jeunes [qui appuyaient le Nouveau Parti démocratique] n’ont pas été voter pour le NPD. »

Méthodologie

Le nouveau sondage Web de Léger a été réalisé auprès de 1010 Québécois ayant le droit de vote du 24 au 28 août, alors que la campagne était commencée. Par comparaison, un échantillon probabiliste similaire aurait une marge d’erreur d’environ plus ou moins 3 %, 19 fois sur 20.

10 commentaires
  • Clermont Domingue - Abonné 28 août 2018 23 h 49

    Pas étonnant.

    Nos jeunes n'ont plus envie de payer pour les vieux qui choisissent voyages et croisières au lieu de garder leur épargne pour leurs soins de santé...

    • Jean Roy - Abonné 29 août 2018 09 h 47

      Ah! Bon... Moi je croyais encore naïvement que les taxes et les impôts défrayés toute une vie devaient justement servir à payer pour les services à la population comme les soins de santé et l’éducation!

  • Caroline Mo - Inscrite 29 août 2018 07 h 56

    L'austérité ou la grande austérité...

    Dommage que les jeunes ne lisent pas les contenus des programmes ; ils s'apercevraient vite que le PQ demeure la meilleure option pour eux et pour leur avenir.

    De plus, un pays vaut mieux qu'une petite province dépendante d'une nation étrangère. À cet effet, lorsqu'il tait ministre au PQ, Legault avait préparé un document dans lequel il prévoyait des surplus de 17 milliards de dollars sur 5 ans pour un Québec indépendant (à lui seul, le pipeline acheté par le Canada a coûté 4,5 milliards de dollars).

    Couillard, c'est l'austérité. Legault, c'est la grande austérité.

    • Brigitte Garneau - Abonnée 29 août 2018 13 h 29

      "À lui seul, le pipeline acheté à coûté 4,5 milliards de dollars." Ça, c'est seulement pour le pipeline dans son état actuel, il est bon de mentionner qu'il date de 1953! On considère que pour l'agrandissement et la rénovation de ce même pipeline, avec les chiffres d'aujourd'hui, il en coûtera plutôt 12 milliards de dollars!

  • Bernard Terreault - Abonné 29 août 2018 08 h 35

    Acculturation

    Une majorité de jeunes bouderait les idées de gauche, de même que l'attachement à notre culture et à notre langue. J'aurais tendance à penser que c'est le résultat de sa conversion à la culture made in USA qui domine outrageusement partout dans les médias (voir l'engouement pour le dernier éternuement de Trump). Les valeurs véhiculées par cette culture sont le vedettariat et le narcissisme, pas la solidarité, l'entraide ou le partage. La pire insulte aux USA c'est d'être qualifié de ''loser''. Même en business, les modèles ce ne sont plus les vénérés présidents de Bell, GM ou Desjardins, mais les démarreurs de start-ups même quant elles font faillite après trois ans.

  • Gilles Bousquet - Abonné 29 août 2018 08 h 50

    Notre jeunesse, de droite,. mondialiste, fédéraliste et écologique, si ça adonne

    Le PQ et Québec solidaire en recul, comme l'avait prédit correctement, Mme Ouellet qui voulait mousser le Québec un pays, pas le repousser. Misère. Le PQ ne décolle pas, malgré les efforts louables de l'équipe Hivon-Lisée.

  • Gilles Roy - Abonné 29 août 2018 09 h 22

    On va se garder une petite gêne...

    C'est assez retors, repérer puis sonder une population jeune et multibranchée. L'erreur de mesure qui y est associée risque fort d'être considérable. Aussi et avant de commenter, on va se causer métho et représentativité de l'échantillon gardé, d'accord?

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 29 août 2018 10 h 21

      En effet, lancer de tels chiffres sans étude sérieuse risque de cristalliser une opinion non fondée dans la population, tout ceci moussé par les médias perroquets.