Le PQ veut éviter de reproduire les erreurs de 2014

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisee, à gauche, et la chef adjointe, Véronique Hivon, à droite, arrivant à un événement de nomination lors de la campagne électorale à Montréal, le dimanche 26 août 2018
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisee, à gauche, et la chef adjointe, Véronique Hivon, à droite, arrivant à un événement de nomination lors de la campagne électorale à Montréal, le dimanche 26 août 2018

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a révélé dimanche matin le secret de la campagne électorale péquiste de 2018 : faire le « contraire » de la campagne de 2014.

« J’ai un petit livre : “leçons de 2014”. Et tout ce qu’ils font en 2018, je m’assure qu’ils ne l’aient pas fait en 2014 », a lancé le chef lors d’une mêlée de presse au Collège Rosemont, peu de temps avant son investiture officielle dans la circonscription du même nom.

« Une fois de temps en temps, je regarde [ce livre] pour être sûr qu’on ne fait pas les mêmes erreurs et, si possible, le contraire », a-t-il ajouté.

Le chef s’est dérobé lorsque les journalistes lui ont demandé quels thèmes avaient trouvé leur place dans ce carnet.

« C’est un petit livre, mais il y a plusieurs choses. Quoi ne pas faire dans une campagne ? », a simplement déclaré le chef, en admettant qu’à son avis, les Québécois « n’ont pas aimé notre campagne nationale en 2014 ».

Les résultats de l’élection du 7 avril 2014 en ont témoigné : le Parti libéral a obtenu 42 % des voix, tandis que le PQ a dû se contenter de 25 % des votes.

Jean-François Lisée s’est déjà exprimé publiquement sur son malaise avec la Charte des valeurs péquiste, qui était devenue un thème clé de la campagne de 2014. Six mois après l’élection, il s’est montré très critique de la gestion du débat entourant la défunte charte par ses anciens collègues du gouvernement Marois.

Une journée « positive »

Jean-François Lisée s’est par ailleurs engagé dimanche à éviter d’attaquer ses adversaires. « Aujourd’hui, on veut être positifs. Alors demain, on pourra revenir sur ces sujets-là », a-t-il répondu aux journalistes lorsque ceux-ci l’ont interrogé sur la nouvelle candidate caquiste dans Sanguinet, Danielle McCann.

À son avis, « il y a un vrai équilibre entre la campagne positive et la campagne comparative » dans la stratégie péquiste.

Cette approche positive, tous les partis l’ont donc désormais embrassée depuis le début de la campagne, dans l’espoir de séduire les électeurs.