Les promesses électorales des partis

Que proposez-vous pour améliorer le quotidien des habitants de cette circonscription ?

Dans le secteur de Beauharnois et Valleyfield, 13 178 patients sont encore orphelins d’un médecin de famille. L’accès aux soins de première ligne est difficile et se traduit par l’engorgement de l’urgence à l’hôpital Anna-Laberge de Châteauguay. Pour donner aux patients un accès plus rapide à des soins de qualité, la CAQ s’engage à revoir le mode de rémunération des médecins de famille. Pour renforcer la première ligne, nous voulons accélérer le déploiement de l’accès adapté, redonner l’accès aux consultations sans rendez-vous aux patients orphelins, améliorer l’accès aux soins le soir et la fin de semaine et permettre aux patients de prendre rendez-vous avec un médecin par Internet, ouvrir des lits en dehors des hôpitaux et investir dans les soins à domicile. Nous voulons aussi poursuivre le déploiement des 2000 nouvelles infirmières praticiennes spécialisées, ouvrir des postes d’infirmières à temps complet et abolir les heures supplémentaires obligatoires, poursuivre les 17 projets pilotes des ratios de patients par infirmière, décloisonner la pratique médicale pour permettre aux professionnels de la santé d’utiliser toutes leurs compétences et valoriser le travail des infirmières auxiliaires et des préposés aux bénéficiaires.

— Coalition avenir Québec

Les mesures que nous avons mises en place au courant des 4 dernières années ont porté fruit. Il y a maintenant 1,1 million de Québécoises et Québécois de plus qui ont accès à un médecin de famille, soit l’équivalent des villes de Laval et Québec réunies. Ceci dit, il reste encore du chemin à faire. Nos engagements seront connus en temps et lieu au courant de la campagne.

— Parti libéral du Québec

Le Parti québécois ne prétend pas qu’il réglera tout du jour au lendemain, mais un gouvernement résolument voué à donner accès à un médecin de famille doit avoir une tout autre approche. Nous allons geler leur rémunération afin de réinvestir les sommes dans l’accessibilité aux soins de santé. Nous changerons également le mode de rémunération des médecins pour que les patients vulnérables soient pris en charge en priorité. Nous déploierons des infirmières praticiennes spécialisées (IPS) dans la centaine de CLSC existants, ouverts sept jours sur sept de 9 h à 21 h, afin de pouvoir répondre aux principales urgences mineures. Dans les endroits où il n’y a pas de CLSC, nous encouragerons les cliniques de proximité inspirées du modèle SABSA ou d’un autre, où les IPS pourront voir les patients et leur donner des soins. Nous décloisonnerons les professions afin de sortir de la tutelle des médecins les 200 000 professionnels de la santé — infirmières, pharmaciens, psychothérapeutes — qui veulent et peuvent en faire plus pour les patients sans toujours demander la permission aux docteurs.

— Parti québécois

Dans une circonscription comme Beauharnois, Québec solidaire croit qu’il faut agir sur plusieurs facettes pour régler le manque de médecins de famille. La solution n’est pas de donner toujours plus d’argent aux médecins, mais de miser sur ce que nous avons déjà ! Notre plan d’action consiste d’abord à implanter un réseau de CLSC ouverts 24 heures sur 24, tous les jours de la semaine ; à accélérer et à faciliter le processus de reconnaissance des diplômes des médecins immigrants ; à accroître les responsabilités des infirmières pour désengorger le réseau ; et à investir en santé publique.

— Pierre-Paul St-Onge, candidat de Québec solidaire dans Beauharnois

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