La parole aux électeurs de Beauharnois

Le temps d’un repas, Le Devoir a discuté avec des citoyens de la circonscription de Beauharnois d’enjeux électoraux qui leur tiennent à coeur.

Photo: Félix Deschênes Le Devoir Anne-Marie Daoust
« Tous les services publics sont malmenés depuis les années 1980. Le système public d’éducation a aussi souffert. Résultat : les écoles privées ont poussé partout, y compris dans notre région. Les écoles publiques ont riposté à la concurrence du privé en créant des projets particuliers comme le programme international, qui attirent les meilleurs élèves. Il n’y a plus de classes ordinaires dans les écoles publiques. »

— Anne-Marie Daoust, enseignante au secondaire retraitée

 


Photo: Félix Deschênes Le Devoir Claude Giroux
« Pour aider l’école publique, il faut arrêter de financer l’école privée. Tu veux envoyer tes enfants à l’école privée, paie la facture au complet ! »

— Claude Giroux, ex-directeur général de conseil scolaire

Photo: Félix Deschênes Le Devoir Pierre Giroux
« Les examens du ministère sont devenus une course à obstacles! Deux mois avant l’examen de français de secondaire 4, les profs ont l’obsession de faire pratiquer les élèves pour leur examen. C’est rendu fou ! »

— Pierre Giroux, enseignant au secondaire retraité

Les préoccupations d'autres Beauharlinois
Photo: Félix Deschênes Le Devoir Le kiosque de fruits et légumes La Cabane à Guillaume à Beauharnois
« Mes clients sont plus préoccupés par Trump que par la campagne électorale. Pour protester contre Trump, les gens ne veulent plus acheter des produits des États-Unis. Ils veulent des produits locaux. C’est ce qu’on leur offre. »

— Claude Morissette, du kiosque de fruits et légumes La Cabane à Guillaume à Beauharnois

Photo: Félix Deschênes Le Devoir Bruno Tremblay
« Les attentes étaient élevées en matière de santé, mais le gouvernement n’a pas répondu aux attentes. On doit encore attendre des heures aux urgences, et l’accès à un médecin de famille est encore compliqué. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans le système de santé. »

— Bruno Tremblay, maire de Beauharnois

Photo: Félix Deschênes Le Devoir Isabelle Germain
« On est en banlieue de Montréal, mais on n’a pas les services. La majorité des emplois, des soins de santé et des services sociaux sont à Salaberry-de-Valleyfield ou à Châteauguay, les villes voisines. Les gens qui n’ont pas de voiture doivent payer 6,25 $ à l’aller et 6,25 $ au retour pour se déplacer en autobus. C’est un gros obstacle pour les personnes à petit salaire ou qui vivent de l’aide sociale. »

— Isabelle Germain, intervenante au Coin du partage, un organisme communautaire de Beauharnois

 

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