Le PLQ décoche ses premières flèches à l’endroit de la CAQ

Le chef libéral, Philippe Couillard, a décoché ses premières flèches à l’endroit de la Coalition avenir Québec, qui caracole en tête des sondages.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le chef libéral, Philippe Couillard, a décoché ses premières flèches à l’endroit de la Coalition avenir Québec, qui caracole en tête des sondages.

Le chef libéral Philippe Couillard a profité de son premier arrêt de campagne, jeudi, pour sortir du placard son épouvantail préféré : l’« instabilité ».

« L’enjeu de cette élection est simple : soit nous récoltons les fruits des efforts passés, soit nous compromettons des années de travail. Le choix se fera entre la stabilité et l’instabilité, entre le progrès et le recommencement », a-t-il déclaré lors du lancement de la campagne électorale du PLQ au Domaine Cataraqui, jeudi midi.

Il a décoché ses premières flèches à l’endroit de la Coalition avenir Québec, qui caracole en tête des sondages.

La mise en œuvre du programme politique du parti politique de François Legault « replonger[ait] le Québec dans l’affrontement » quatre ans et demi après la défaite électorale du Parti québécois de Pauline Marois, a-t-il soutenu. « [Ils ont] une longue liste de chicanes déjà programmées : avec les régions, avec les Premières Nations sur l’éolien, avec les médecins spécialistes, avec les gens de la fonction publique... Le catalogue de gens qu’ils veulent affronter est déjà long », a-t-il poursuivi, entouré de personnes portant les couleurs du PLQ dans la région de la Capitale-Nationale.

Après un « effort de renouveau et de redressement sans précédent » consenti au cours des quatre dernières années et demie, les Québécois peuvent s’attendre à « plus de temps, oui, plus d’argent, plus d’accès aux services, plus de façons de se déplacer, de réaliser des projets » s’il remporte le scrutin du 1er octobre prochain, a promis M. Couillard.

« Nous allons faciliter la vie des Québécoises et des Québécois. Nous allons chaque jour dévoiler des engagements concrets qui vont être une valeur ajoutée dans la vie des Québécoises et des Québécois. [...] Pour nous, c’est la campagne d’une meilleure qualité de vie », a-t-il déclaré.

Le chef du PLQ a prononcé sa première allocution de la campagne seulement en français, ce qui a été remarqué. M. Couillard a reconnu, à la première occasion, qu’il avait commis une bourde. « I'm sorry », a-t-il dit sans détour à un reporter d’un média anglophone.

Début sur la défensive

L’autobus de campagne du PLQ a mis jeudi après-midi le cap vers la Mauricie, où l’équipe de Philippe Couillard n’a rien à gagner, mais tout à perdre. En effet, la CAQ balayerait la région (Maskinongé, Trois-Rivières, Laviolette–Saint-Maurice et Champlain) selon les plus récents coups de sonde.

En matinée, les membres du gouvernement s’étaient rassemblés dans l’édifice Honoré-Mercier pour une courte séance du Conseil des ministres avant le coup d’envoi de la campagne électorale. Plusieurs ministres qui ont pris la décision de ne pas solliciter un nouveau mandat électif ont regardé leurs consœurs et confrères se lancer dans la course avec un brin de nostalgie.

Les ministres demeurent en fonction jusqu’à ce que leurs successeurs soient désignés au lendemain du scrutin du 1er octobre. Même chose pour le président de l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon, ainsi que pour les vice-présidents François Gendron, François Ouimet et Maryse Gaudreault.