Québec solidaire en quête de croissance électorale

«On a plus de membres à l’extérieur de Montréal qu’à Montréal», a souligné la candidate solidaire au poste de première ministre, Manon Massé.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir «On a plus de membres à l’extérieur de Montréal qu’à Montréal», a souligné la candidate solidaire au poste de première ministre, Manon Massé.

Québec solidaire (QS) lance la plus grande campagne de l’histoire du parti. Avec une première caravane qui sillonnera les routes de la province, QS veut prouver qu’il n’est pas qu’une formation politique montréalaise.

« C’est notre cinquième élection et cette fois-ci, on est là pour gagner ! » a clamé Gabriel Nadeau Dubois, co-porte-parole de QS, devant une petite foule rassemblée dans la métropole. « On donne le coup d’envoi à la plus grosse campagne que QS ait jamais connue », a renchéri Manon Massé, candidate au poste de première ministre. 

La formation politique de gauche veut profiter de sa cinquième campagne électorale pour briser le préjugé de ne pas offrir d’engagements « concrets ».

« Il y a quatre ans, les gens nous ont dit : “On vous aime ben, vous autres, même à trois à l’Assemblée nationale, mais ça manque de concret [ce que vous proposez].” On a fait nos devoirs », a assuré Manon Massé, candidate au poste de première ministre.

QS mettra l’environnement au coeur de ses engagements. « [À la fin de cette campagne, les Québécois vont savoir le nombre d'emplois qu'on va créer en adaptant l'économie québécoise pour contrer le réchauffement de la planète », a promis Mme Massé, ajoutant que « construire des autoroutes, c’est une vieille solution ». 

La co-porte-parole de QS estime également que le Québec doit devenir indépendant. « Plus que jamais, il y a urgence de sortir le Québec du bourbier pétrolier canadien », a-t-elle lancé.

La candidate solidaire a promis aux Québécois plus d’argent dans leurs poches en allant le prendre dans celles des « pharmaceutiques, des médecins spécialistes et des amateurs de paradis fiscaux ». 

Première tournée québécoise
QS, qui a choisi le slogan « Populaires », s’est engagé à se rendre « littéralement aux quatre coins du Québec » avec sa première caravane.

« On a plus de membres à l’extérieur de Montréal qu’à Montréal. On a doublé notre membrariat depuis 2014. Québec solidaire est là, partout sur le territoire, et je pense que ce n’est pas de la frime », a fait valoir Mme Massé.

L’autocar orange de QS prendra toutefois la route seulement le 28 août prochain, la formation politique ayant prévu ses premières activités à Montréal.

En soirée jeudi, Gabriel Nadeau-Dubois s’est rendu au lancement de la campagne de l’ancien journaliste Vincent Marissal. Le candidat vedette tentera de déloger le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, dans la circonscription de Rosemont.

Les deux co-porte-parole de QS ont également passé du temps dans la circonscription de Laurier-Dorion, dans Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, ex-bastion de Gerry Sklavounos, qui avait été éclaboussé par des allégations d’agressions sexuelles puis désavoué par le Parti libéral québécois.

Andrés Fontecilla est convaincu qu’il a toutes ses chances auprès des électeurs de Laurier-Dorion « désabusés du Parti libéral. Que ce soit avec l’affaire de M. Sklavounos ou les mesures d’austérité » qui se sont reflétées sur cette circonscription.