La campagne électorale est lancée au Québec

Les partis politiques du Québec sont alignés au fil de départ; la campagne électorale est officiellement déclenchée.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les partis politiques du Québec sont alignés au fil de départ; la campagne électorale est officiellement déclenchée.

Les partis politiques du Québec sont alignés au fil de départ; la campagne électorale est officiellement déclenchée.

Le lieutenant-gouverneur J. Michel Doyon a accepté jeudi avant-midi de dissoudre l’Assemblée nationale et de convoquer les Québécois aux urnes le 1er octobre prochain. «La dissolution est assimilée, à juste titre, à la mort civile du Parlement», indique le guide de procédure parlementaire du Québec.

 

 

Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, dit amorcer son marathon électoral de 39 jours dans la « fierté » et la « confiance ».

« Fierté parce qu’on a vraiment accompli un redressement, une relance au Québec qu’on n’a pas vue depuis longtemps. Confiance envers le Québec, les Québécois. Optimisme pour le Québec également », a-t-il déclaré à sa sortie du cabinet du lieutenant-gouverneur. Pourtant, rien n’est gagné pour le PLQ, selon les plus récents sondages d’opinion.

Je n’ai jamais rien eu de gratuit dans ma vie. Pas plus aujourd’hui qu’hier ou avant-hier. Alors ça va continuer. On doit avancer, le Québec doit avancer, le Québec ne doit pas reculer.

M. Couillard a promis d’être de « bonne humeur » tout au long de la campagne électorale. « Je vais être de bonne humeur pour cette campagne également. Je vous l’annonce également en primeur », a-t-il lancé à la presse. À ses côtés, sa conjointe Suzanne Pilote a pouffé de rire.

En 2014, le chef libéral était dans un tout autre état d’esprit. Au jour 1 de la campagne électorale, il avait exprimé sa profonde aversion pour le gouvernement de Pauline Marois. « Dehors ! Fini ! Terminé ce gouvernement qui détruit le Québec. [...] Avez-vous remarqué que je parle avec mes tripes ? Les viscères, les tripes, c’est la même affaire, hein ? Et je parle de ça parce que j’en ai assez, moi », avait-il déclaré devant des militants.

À l’exception d’un gouvernement minoritaire du Parti québécois de 19 mois entre 2012 et 2014, les libéraux sont au pouvoir depuis 2003.

À la dissolution de la Chambre, les libéraux détenaient 68 sièges, le PQ 28, la CAQ 21 et QS 3. Cinq indépendants étaient aussi présents dans l’Assemblée nationale, qui compte 125 sièges.