Vigie parité, 18e mise à jour: 47,4% de candidates

Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne

Le Devoir a lancé le 8 mars « Vigie parité », un projet qui durera jusqu’au début de la campagne électorale sur nos plateformes numériques. Il mesure chaque semaine où en sont les partis politiques par rapport à leur intention de recruter plus de femmes.

Les nominations se bousculent à quelques jours du lancement officiel de la campagne électorale québécoise 2018, mais la tendance demeure stable : il y a maintenant 47,4 % de candidates parmi le bassin de 415 candidats confirmés par les quatre partis présents à l’Assemblée nationale.

Lorsqu’on dit que la tendance est stable : il y a un mois, le pourcentage de femmes parmi les candidats confirmés était exactement le même, mais pour 321 candidats. Une centaine de nominations plus tard, on tient donc le cap.

L’évolution des dernières candidatures confirmées montre que le Parti québécois se rapproche lui aussi du seuil de la parité (40 %), avec à ce jour 39,77 % de candidates. Le PQ est toutefois en retard dans les nominations, puisqu’il lui reste encore 37 candidats à confirmer — cela alors que la campagne débute jeudi.

Mais pas de panique, dit Yanick Grégoire, directeur des communications du parti. « Nous avons plusieurs investitures qui sont prévues près de la date de déclenchement — notamment celles du chef [Jean-François Lisée] et de la vice-chef [Véronique Hivon]. D’autres candidats seront nommés sans passer par une investiture, une possibilité que les statuts du parti prévoient lorsque l’élection est déjà déclenchée ».

Selon M. Grégoire, environ la moitié des candidats à venir seront nommés par l’exécutif national, mais en accord avec les exécutifs locaux. « C’est la même situation à chaque élection », dit-il.

La Coalition avenir Québec et Québec solidaire sont tous deux au-dessus du seuil de 50 % de candidatures féminines, alors que les libéraux sont à 44 %. Il reste une quinzaine de candidats à confirmer pour la CAQ, 25 pour le PLQ et sept pour les solidaires.

Au total, on compte 197 femmes candidates pour ces quatre partis : c’est déjà une trentaine de plus qu’en 2014. Les chiffres actuels laissent présager d’une augmentation de plus de 30 % du nombre de candidates par rapport à la dernière élection.

Prochaine étape : évaluer le potentiel de chance de victoire de chaque candidate. La semaine dernière, la présidente du Groupe Femmes, Politique et Démocratie (GFPD), Thérèse Mailloux, soulignait que c’est « la proportion d’élues [qui] sera le plus important » en bout de ligne. Elles sont 29 % actuellement à occuper les banquettes de l’Assemblée nationale.

Compilation des données : Dave Noël