Les jeunes ont aimé la formule du dialogue

Rassemblés à l'Université Concordia, environ 700 jeunes ont assisté au dialogue entre les quatre chefs politiques.
Photo: Le Devoir Rassemblés à l'Université Concordia, environ 700 jeunes ont assisté au dialogue entre les quatre chefs politiques.

Les jeunes qui ont assisté au dialogue entre les chefs des principaux partis, vendredi soir, ont apprécié la formule et espèrent que leur voix soit à nouveau entendue lors des prochaines campagnes.

« Ce n’était pas de l’engueulade comme à la télévision, chacun pouvait s’exprimer », note Marc-Antoine Beaulieu, 25 ans. Le jeune camionneur de Joliette s’est rendu à l’Université Concordia pour voir les chefs « de ses propres yeux ». « Le thème de l’environnement a beaucoup retenu mon attention. Quand on fournit une bonne éducation aux jeunes, comme ç’a été le cas avec ma génération, ça prend moins d’efforts pour les convaincre de prendre au sérieux la protection de l’environnement. »

Ron-Pey Chiu a voulu assister au dialogue, car elle s’implique dans le Conseil jeunesse du Sud-Ouest, à Montréal. La jeune femme de 17 ans, qui commencera le cégep la semaine prochaine, trouve que le dialogue était « enrichissant et qu’il permettait de savoir ce qui se passe ». Elle a aimé la diversité des thèmes abordés, mais elle aurait aimé aussi entendre parler de la marijuana et des écoles privées.

« Ce serait cool que ça devienne bel et bien une tradition », remarque Antoine Lamoureux, un autre jeune assistant au dialogue. « On aurait pu rester jusqu’à minuit, on est là pour manger de la politique », lance le Granbyen de 18 ans, entouré de ses amis. Il participait à l’école d’été de l’Institut du Nouveau Monde, dans le cadre duquel le dialogue était organisé. Antoine Lamoureux pourra voter pour la première fois le 1er octobre, mais il ne sait pas encore qui va récolter son appui.

Isabelle Bélanger, de Québec, a pour sa part aimé la convivialité du dialogue, qui se ressentait aussi bien dans la salle que chez les chefs, selon elle. « J’aimerais que ça devienne une nouvelle tradition de considérer l’avis des jeunes », pense-t-elle aussi. En évitant les affrontements directs, la formule du dialogue permet d’éviter la « politique-spectacle » et de réellement informer les gens, croit la jeune femme de 27 ans. Comment intéresser les jeunes à la politique ? « Le défi, ce sera d’aller chercher ceux qui ne font pas partie de la bulle, ceux qui n’étaient pas ici ce soir », note-t-elle.