L’arrivée d’Enrico Ciccone au PLQ continue de suivre Philippe Couillard

L’arrivée controversée de l’ex-hockeyeur au PLQ s’est invitée vendredi à la présentation d’une nouvelle recrue libérale dans Bourassa-Sauvé.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L’arrivée controversée de l’ex-hockeyeur au PLQ s’est invitée vendredi à la présentation d’une nouvelle recrue libérale dans Bourassa-Sauvé.

Le premier ministre Philippe Couillard ne croit pas que le Parti libéral du Québec (PLQ) constitue un prix de consolation pour Enrico Ciccone même si ce dernier a eu des rapprochements avec une autre formation avant de sauter dans l’arène politique.

L’arrivée controversée de l’ex-hockeyeur dans l’équipe libérale s’est invitée vendredi à la présentation d’une nouvelle recrue, l’ancienne journaliste Paule Robitaille, comme candidate dans la circonscription montréalaise de Bourassa-Sauvé.

Selon divers médias, M. Ciccone aurait sollicité la Coalition avenir Québec (CAQ) dans le but de se présenter dans les Laurentides avant de se tourner vers le PLQ.

Interrogé, le premier ministre a estimé que cette situation était régulière en politique. M. Couillard a préféré voir le verre à moitié plein, soulignant que le choix de l’ancien hockeyeur témoignait de la «capacité d’attraction» du PLQ.

Furieux de voir M. Couillard montrer la porte à François Ouimet, député depuis 1994, les membres de l’exécutif de l’association libérale de cette circonscription comptent remettre leur démission au début de la campagne.

Par ailleurs, même si elle se dit fédéraliste, Mme Robitaille a confié avoir voté pour l’option du «Oui» lors du référendum de 1980. En mêlée de presse, l’aspirante politicienne a justifié son choix par la volonté de donner un «pouvoir de négociation» au Québec.

Selon l’avocate de formation, ce cheminement ne constitue pas une contradiction et ne la discrédite aucunement pour être candidate du PLQ.

Mme Robitaille a affirmé qu’elle n’avait que «18 ans» à l’époque. Au référendum de 1995, l’aspirante candidate n’a pas voté, car elle se trouvait à l’extérieur du pays, mais elle aurait changé son fusil d’épaule si elle avait pu se prononcer, a-t-elle dit.

Bourassa-Sauvé, un château fort libéral, est actuellement représentée par l’ex-ministre Rita De Santis, qui a annoncé qu’elle ne solliciterait pas un nouveau mandat pour l’élection du 1er octobre.