Bisbille entre Québec et Hydro-Québec autour du projet éolien Apuiat

Le projet Apuiat a continué de diviser la classe politique en ce début de semaine.
Photo: Catherine Legault Archives Le Devoir Le projet Apuiat a continué de diviser la classe politique en ce début de semaine.

Le projet Apuiat a continué de diviser la classe politique en ce début de semaine, alors que le conseil d’administration d’Hydro-Québec, maître d’oeuvre de ce futur parc éolien de la Côte-Nord réalisé en partenariat avec la nation innue, a tenu une réunion spéciale sur la question lundi après-midi. Rencontre qui a permis à ses membres de faire le point sur les événements des derniers jours et de réaffirmer leur « appui à la direction dans sa poursuite d’un dialogue avec la nation innue », a indiqué le président du C. A. d’Hydro-Québec, Michael D. Penner, par voie de communiqué.

Le projet Apuiat est, depuis la semaine dernière, au centre d’un bras de fer entre le gouvernement Couillard et le président d’Hydro-Québec, Éric Martel, celui-ci ayant remis en question l’utilité du projet dans une lettre adressée aux chefs innus, dont Le Journal de Montréal a révélé la teneur. Une position qui ne semble pas avoir plu au ministre libéral de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Moreau. En entrevue à LCN, ce dernier a qualifié de « condescendant » le ton adopté par le p.-d.g. de la société d’État.

Pour sa part, le chef de la Coalition avenir Québec a été invité à défendre sa position vis-à-vis du projet éolien. De passage dans la région lundi pour présenter sa candidate dans la circonscription de Duplessis, François Legault a ainsi indiqué que le problème n’était pas la nature du projet, mais plutôt le contexte dans lequel ce dernier s’inscrivait. « Ce n’est pas une question que ce n’est pas un beau projet, a-t-il affirmé en conférence de presse. […] Le problème, c’est qu’Hydro-Québec est actuellement en surplus. »

Les communautés de la nation innue ont, de leur côté, précisé par voie de communiqué ne pas vouloir « négocier sur la place publique ». Elles ont rappelé que, comme le projet est sur la table à dessin depuis 2015, « il ne s’agit […] pas d’une promesse électoraliste ».

Elles ont ajouté qu’« Apuiat constitue le premier projet national de la nation innue » et qu’il s’agit là d’une « occasion de réconciliation historique entre le gouvernement du Québec, Hydro-Québec et les Innus ».

Avec La Presse canadienne