Alexandre Taillefer n'exagère pas à propos de la CAQ, selon Couillard

Le premier ministre Philippe Couillard et le président de campagne du Parti libéral du Québec, Alexandre Taillefer
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Le premier ministre Philippe Couillard et le président de campagne du Parti libéral du Québec, Alexandre Taillefer

Alexandre Taillefer n’exagère pas lorsqu’il avance que l’élection d’un gouvernement caquiste mènerait à « une détérioration de la paix sociale », croit le premier ministre Philippe Couillard.

« Non », a répondu le chef libéral, lorsque des journalistes lui ont demandé si le spectre d’une crise sociale évoquée par le président de campagne de son parti était exagéré. « Il faut parler de politique ensemble et débattre », a-t-il suggéré.

« Je continue de dire que M. Legault doit expliquer ses politiques », a-t-il insisté, sans se risquer à nommer de proposition caquiste pouvant mener à cette « détérioration de la paix sociale », évoquée dimanche par Alexandre Taillefer dans un entretien avec La Presse canadienne.

Lors d’une rencontre avec Le Devoir en mai, le président de campagne du Parti libéral avait aussi fait état de ses inquiétudes lorsqu’il avait envisagé la possibilité que François Legault prenne le pouvoir au lendemain de l’élection du 1er octobre. 

Alexandre Taillefer s’était dit « horripilé » par l’« incarnation des valeurs libertariennes » que représente à son avis la CAQ. « Si la CAQ gagne un gouvernement majoritaire, je pense que le Québec va connaître une autre révolution », avait-il avancé. « Le Québec a besoin d’une évolution agile, pas d’une révolution, peu importe qu’elle soit tranquille ou pas. Si la CAQ rentre, ce ne sera pas une révolution tranquille. »