3% de minorité visible dans la haute fonction publique

Quelque 3% de personnes issues des minorités visibles ont été nommées à des postes de la haute fonction publique depuis 2014. Selon les données compilées par Québec solidaire (QS), parmi les 2330 personnes nommées à ces postes, seulement 72 proviennent des minorités visibles alors que celles-ci représentent 13 % de la population québécoise. À Montréal, ce taux grimpe toutefois à 22,6 %. Bon an mal an, ce pourcentage est resté le même. De 2014 jusqu’à février 2017, le taux était de 3,7 % . En y ajoutant l’année 2018, en cours, ce taux s’établit à 3 %, selon les calculs de QS, chiffres qu’avait reconnus le Conseil exécutif. Pour le député de QS Amir Khadir, c’est là un « constat d’échec lamentable » du gouvernement libéral au pouvoir. « Quand on parle de racisme systémique, c’est ça. La machine est structurée de telle sorte qu’elle discrimine, de manière systématique, tout ce qui n’est pas conforme. Ça vient par les accointances et les copinages au sommet », a-t-il déploré. « Si [Philippe Couillard] est sincère, il doit commencer à changer, au lieu de continuer avec des nominations partisanes et intéressées. » En ce qui concerne plus largement la fonction publique, 9 % des effectifs sont des membres de communautés culturelles, ce qui comprend les minorités visibles et les minorités ethniques (dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais). Le gouvernement s’est engagé la semaine dernière à doubler ce pourcentage pour atteindre une cible de représentativité de 18 % des minorités.

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