Centrale de police: Julien défend Labeaume contre l’opposition

Selon le maire Labeaume, la répartition des forces policières sur le territoire est plus importante que le lieu où se trouve le poste. 
Photo: Getty Images Selon le maire Labeaume, la répartition des forces policières sur le territoire est plus importante que le lieu où se trouve le poste. 

L’ex-bras droit du maire Labeaume qui siège aujourd’hui comme indépendant, Jonatan Julien, n’est pas près de se joindre à l’opposition. Lors de la séance du conseil lundi, il s’est rallié avec force aux arguments du maire contre les conseillers de Québec 21.

« Comme dit M. Labeaume, ce n’est pas l’infrastructure qui est importante, c’est l’organisation du travail », a lancé M. Julien en qualifiant les propos de l’opposition de Québec 21 de « n’importe quoi. »

Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, venait de suggérer à l’administration de décentraliser ses services de police en misant davantage sur l’ajout de postes de quartier.

« La tendance ailleurs est de décentraliser », a répété lundi Jean-François Gosselin en citant les exemples de Montréal et surtout de Laval.

À l’heure actuelle, la Ville de Québec a un quartier général et trois postes de quartier. Or elle compte déplacer son quartier général sur un lieu plus grand dans le nord de la ville et faire passer le nombre de postes de quartier de deux à trois.

Laval, de son côté, a un quartier général, deux postes de gendarmerie et 6 postes de quartiers, et elle se prépare à en ouvrir un septième.

Une proposition rejetée avec vigueur par le maire : « C’est le résultat qui compte. […] Québec a le taux de criminalité le plus bas au pays, sinon très proche », a-t-il ajouté.

« C’est pas si important que ça, le lieu du poste. Ce qui est important, c’est là où sont les effectifs sur le territoire. »

Lors de la séance du conseil, il a ajouté que Laval était « à peu près le pire exemple à prendre au Québec ».

C’est à ce moment que M. Julien en a remis. Une intervention d’autant plus étonnante que c’est en raison du dossier de la centrale de police que les deux s’étaient brouillés.

Estimé au départ à 40 millions de dollars, le coût de la nouvelle centrale de police est passé à près de 80 millions. Lorsqu’on a appris à la fin avril que le terrain choisi était de surcroît trop petit, le maire a rejeté la responsabilité sur le vice-président du comité exécutif, Jonatan Julien, lequel a alors claqué la porte.

Récemment, M. Labeaume a annoncé qu’il comptait mettre le projet en veilleuse pour quelques mois afin de trouver une façon de réduire ses coûts.

« Je pense qu’on a convenu qu’il y aurait un plénier à l’automne, a dit M. Julien. Au lieu d’essayer de faire l’intéressant puis le spécialiste, on va laisser les gens compétents venir nous expliquer clairement ce qu’il en est du dossier. »