L’Assemblée nationale suspendra ses activités lors de la tenue du G7

Le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon

Les élus pourront participer à la période des questions de jeudi, prévue à 10 h. Mais le Parlement fermera ensuite ses portes, à partir de 15 h, pour ne reprendre ses activités que le lundi 11 juin.

Ce ne sera pas le cas toutefois pour l’hôtel de ville de Québec, a fait savoir le maire Régis Labeaume, en précisant qu’il serait lui-même au bureau.

L’annonce officielle de la fermeture de l’Assemblée nationale n’a pas encore été faite. Elle est cependant imminente, selon les sources consultées par Le Devoir.

Pour rattraper le temps perdu lors de la journée et demie de fermeture, les élus seront convoqués à l’Assemblée nationale dès 9 h 45 lundi et mardi matin, toujours selon nos informations.

La semaine du 11 juin est la dernière de cette session parlementaire. Aussi doit-elle clore la 41e législature, en vue de la tenue des élections du 1er octobre.

Ce sont surtout les motifs de sécurité — et la difficulté pour les forces de l’ordre d’assurer la quiétude des élus lors des manifestations prévues en marge du G7 — qui ont poussé les partis à s’entendre pour suspendre les activités de l’Assemblée nationale. L’équipe de sécurité de l’Assemblée nationale doit d’ailleurs rencontrer la Sûreté du Québec ce mardi pour discuter de « l’organisation du travail » lors du G7, confirme le Bureau de l’Assemblée nationale.

La suspension des travaux à l’Assemblée nationale est rarissime. Cette situation exceptionnelle est survenue la dernière fois le 9 mai 2017, en raison des inondations printanières.

Sinon, c’est le 31 mai 2000 que les travaux de l’Assemblée nationale ont été suspendus pour la dernière fois, puisque les funérailles du joueur de hockey Maurice Richard avaient lieu cette journée-là. Les travaux n’ont été annulés en prévision d’un événement à aucun autre moment de l’histoire.

Les séances de l’Assemblée ont cependant été ajournées, parfois immédiatement après leur ouverture, à quelques reprises. Ce fut le cas lors de la « tempête du siècle » à Québec, le 4 mars 1971, du décès de Robert Bourassa, le 2 octobre 1996, ou des funérailles de Jacques Parizeau, le 10 juin 2015.

Le 3 novembre 1987, deux jours après le décès de l’ancien premier ministre René Lévesque, l’Assemblée nationale a ouvert ses travaux, pour ensuite les ajourner jusqu’au mardi suivant, le 10 novembre. 

Fait à noter : les députés de l’Assemblée nationale ne siégeaient pas lors des grandes manifestations du Sommet des Amériques, du 20 au 22 avril 2001.

Avec Isabelle Porter