Les partis d’opposition demandent à Alexandre Taillefer d’être plus transparent

Le président de campagne du Parti libéral du Québec, Alexandre Taillefer, a obtenu deux prêts totalisant 4 millions de dollars pour son entreprise Téo Taxi quelques mois avant de se joindre à l’équipe libérale.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Le président de campagne du Parti libéral du Québec, Alexandre Taillefer, a obtenu deux prêts totalisant 4 millions de dollars pour son entreprise Téo Taxi quelques mois avant de se joindre à l’équipe libérale.

Le président de campagne du Parti libéral du Québec (PLQ), Alexandre Taillefer, est prié de faire preuve de plus de transparence et de dévoiler l’ensemble des prêts et subventions qu’il a reçu du gouvernement.

Jeudi, le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) ont tous deux cité un article du Journal de Québec qui révélait que M. Taillefer a obtenu deux prêts totalisant 4 millions $ pour son entreprise Téo Taxi quelques mois avant de se joindre à l’équipe libérale.

Sans parler de conflit d’intérêts, l’opposition dit s’inquiéter de l’accès inouï et privilégié de l’entrepreneur au premier ministre et à son gouvernement.

« Écoutez, il est le président de son créancier », a déclaré le député caquiste, Simon Jolin-Barrette, lors d’une mêlée de presse, jeudi.

« C’est un abonné des subventions dans son modèle d’affaires. Alors on veut avoir le portrait global, on veut avoir de la transparence au niveau de ses entreprises », a-t-il ajouté.

La CAQ demande notamment à M. Taillefer de rendre publics la date d’octroi des prêts ainsi que le taux d’intérêt de chacun d’eux.

« Qu’il ait obtenu ça, est-ce que ça respecte les règles ? Disons que c’est assez près de son arrivée en politique, a pour sa part commenté le leader parlementaire du PQ, Pascal Bérubé. Vous savez, il y a des organisations indépendantes de l’Assemblée nationale qui ont probablement vu la même nouvelle que nous et qui, j’ai l’impression, vont faire attention à ça. »

« Comme M. Taillefer est dans plusieurs champs d’activités, on considère qu’il doit y avoir plusieurs personnes qui le surveillent », a renchéri M. Bérubé.

Interrogé sur le sujet, le premier ministre Philippe Couillard n’a lancé qu’une seule phrase, sans élaborer, avant de tourner les talons : « J’espère qu’on pourra poser des questions à M. Sirois. »

Charles Sirois était un important homme d’affaires en 2011 au moment de fonder la CAQ avec François Legault.