Le PQ lance sa campagne électorale samedi

La présidente du parti, Gabrielle Lemieux, soutient que sa formation peut renverser la vapeur, même si elle stagne depuis plusieurs mois dans les intentions de vote.
Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir La présidente du parti, Gabrielle Lemieux, soutient que sa formation peut renverser la vapeur, même si elle stagne depuis plusieurs mois dans les intentions de vote.

Le Parti québécois (PQ) lance sa campagne électorale dès samedi : il présentera sa plateforme électorale à Drummondville au cours d’un conseil national qui s’annonce critique, une de ses dernières chances de faire bouger l’aiguille des sondages avant le scrutin du 1er octobre.

La présidente du parti, Gabrielle Lemieux, soutient que sa formation peut renverser la vapeur, même si elle stagne depuis plusieurs mois dans les intentions de vote, autour de 20 %, loin derrière la Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti libéral (PLQ).

« Oui, tout à fait, j’ai la ferme conviction que c’est possible, a-t-elle affirmé dans une entrevue avec La Presse canadienne vendredi. Comme on dit : en politique, quelques mois, c’est une éternité. »

Le parti mise notamment sur une autre donnée des sondages : un électeur caquiste sur deux « n’est absolument pas certain » de maintenir son appui à la CAQ. « On ne peut donc pas dire que les jeux sont faits, tout reste à jouer », a plaidé Mme Lemieux.

« Quelques points de plus pourraient nous rapprocher d’un gouvernement. Ce sera ça, notre combat, pendant les prochains mois, et ce sera possible de le faire », a-t-elle poursuivi.

« Lancer la campagne »

Habituellement, les partis présentent leur plateforme juste avant ou même pendant la campagne électorale, mais le PQ fait le pari d’un lancement beaucoup plus précoce pour que ses idées circulent et séduisent, bien avant le début officiel de la campagne, à la fin d’août. « Ce sera vraiment l’occasion de lancer la campagne électorale », a précisé Mme Lemieux.

Il n’a pas été possible d’obtenir quelque information que ce soit sur les engagements qui seront contenus dans la plateforme. Cependant, il y aura notamment une mesure phare qui viendra « soutenir ou soulager les parents ou les nouveaux parents », a-t-elle laissé entendre.

Mme Lemieux a assuré que le PQ, avec son programme social-démocrate, est en phase avec les besoins des électeurs, « au service des familles québécoises », et qu’il représente le vrai changement. De surcroît, le projet souverainiste étant reporté à un éventuel deuxième mandat, après 2022, le PQ espère rallier même des électeurs fédéralistes ou ambivalents sur la question nationale.

Pierre Karl Péladeau

Par ailleurs, Mme Lemieux, estime que le grand patron de Québecor et ex-chef de sa formation ne reviendra pas au bercail avant le scrutin du 1er octobre.

Dans une entrevue en janvier à Radio-Canada, M. Péladeau n’avait pas fermé la porte à un retour en politique.

Mme Lemieux a dit qu’elle n’avait « aucun contact » avec M. Péladeau. Elle a affirmé que les derniers signaux indiquaient qu’il n’y aurait pas de retour en politique à court terme.