Un pavillon pour échanger sur les bonnes pratiques

Hélène Roulot-Ganzmann Collaboration spéciale
Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, estime que, quelle que soit la taille d’une ville, la mobilité est un enjeu prioritaire.
Photo: Getty Images Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, estime que, quelle que soit la taille d’une ville, la mobilité est un enjeu prioritaire.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Gatineau accueille cette année les assises de l’Union des municipalités du Québec (UMQ). C’est l’occasion, selon son maire, Maxime Pedneaud-Jobin, de mettre la ville en valeur, notamment en matière d’innovation.

Parmi les dernières innovations développées par la municipalité de Gatineau, il y a la géolocalisation des nids de poule, qui permet à tous, employés de la Ville et citoyens, de gagner du temps.

« Grâce à ce nouveau système, nous avons eu l’an dernier 7000 requêtes de moins, indique Maxime Pedneaud-Jobin. Au lieu de traverser la ville plusieurs fois dans tous les sens en fonction d’une liste chronologique des requêtes, comme c’était le cas auparavant, les employés, lorsqu’ils arrivent dans une rue, visualisent tous les nids de poule qui nous ont été indiqués et les comblent tous. Ainsi, les citoyens n’appellent pas plusieurs fois pour le même trou, ce qui dégage aussi du temps à nos téléphonistes. »

Des défis identiques

Cette nouvelle application sera présentée dans le Pavillon de l’innovation ouvert durant toute la durée des assises. Un pavillon traditionnellement très fréquenté et qui, à lui seul, justifie de se rendre à cette grande rencontre annuelle entre élus municipaux venus de tout le Québec, affirme le maire de Gatineau.

« Nos territoires sont différents, mais nous partageons les mêmes défis, note-t-il. Que ce soit en matière de sport et loisirs, de culture, d’infrastructures, nous avons à apprendre des autres. Il y a beaucoup d’échanges et de discussions autour des kiosques de ce pavillon. »

M. Pedneaud-Jobin gage que nombre de ces discussions porteront sur les transports collectifs et actifs, car il s’agit là, selon lui, de l’un des principaux défis qui attendent les municipalités pour les prochaines années. Il précise d’ailleurs que ce dossier touche à la fois au développement économique, à la qualité de vie et à l’environnement.

« C’est un enjeu de développement urbain intelligent, explique-t-il. Plus le transport est efficace, moins les gens passent de temps dans leur auto ou dans l’autobus, plus ils arrivent tôt au travail, plus ils sont productifs et plus ils passent de temps en famille. Et bien sûr, c’est autant de gaz à effet de serre en moins. »

Gatineau présentera dans quelques semaines un projet de raccordement au réseau de train léger d’Ottawa qui sera inauguré cet automne. Un projet dont le coût s’élève à plus d’un milliard de dollars. Mais il y a aussi des innovations en matière de transport qui ne requièrent pas forcément ce type d’infrastructures coûteuses. C’est le cas du transport actif.

« À Gatineau, nous sommes très actifs sur ce plan-là, indique Maxime Pedneaud-Jobin. Nous avons 300 kilomètres de pistes cyclables environ, un réseau extraordinaire le long de la rivière, le parc de la Gatineau, mais nous voulons encore faire mieux afin de devenir la capitale du vélo au Québec. Le transport actif, non seulement c’est une réponse efficace à la congestion et à la pollution, mais ça maintient aussi les gens en forme. »

Le maire estime par ailleurs que, quelle que soit la taille d’une ville, la mobilité est un enjeu prioritaire, car le monde rural a aussi besoin d’un réseau plus structuré pour soutenir son développement économique.