La CAQ fait une percée à Montréal

Selon le sondage, la CAQ obtient désormais la faveur de 41 % des francophones, devant le PQ (24 %) et le PLQ (20 %).
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Selon le sondage, la CAQ obtient désormais la faveur de 41 % des francophones, devant le PQ (24 %) et le PLQ (20 %).

Elle avait gagné six points en février par rapport à la mi-octobre, et voilà que la Coalition avenir Québec (CAQ) confirme son avance — en la creusant d’un point de pourcentage — dans un nouveau sondage Ipsos dévoilé jeudi matin.

Le coup de sonde, mené pour le compte de La Presse, accorde 35 % des intentions de vote à la CAQ. Le parti de François Legault récoltait 34 % des appuis lors du dernier sondage Ipsos, en février.

Le Parti libéral du Québec (PLQ) se place deuxième dans ce sondage et améliore sa performance de deux points par rapport à février, en récoltant 32 % des intentions de vote. Le Parti québécois passe de 23 % à 20 % des appuis, tandis que Québec solidaire (QS) reste à 8 %.

Les chiffres confirment la tendance observée dans d’autres sondages, dont un sondage Léger qui accordait en avril 34 % des intentions de vote à la CAQ, 29 % au PLQ, 21 % au PQ et 9 % à QS.

« Ce qu’il y a de plus intéressant, c’est que les gens nous connaissent davantage. Les gens qui nous accordent leur appui ne le font pas uniquement pour une question de nouveauté. Ce n’est pas la “saveur du mois”. C’est plus stable », s’est réjoui jeudi matin le député caquiste Jean-François Roberge.

En maître à Québec

Selon le sondage, la CAQ obtient désormais la faveur de 41 % des francophones, devant le PQ (24 %) et le PLQ (20 %). Elle règne en maître dans la région de Québec, où elle récolte 55 % des appuis, prend le deuxième rang sur l’île de Montréal (22 % d’appuis, derrière le PLQ à 47 %) et se place en tête dans la couronne de Montréal, avec 36 % des intentions de vote, devant le PLQ (29 %).

« Le seul sondage qui compte, c’est celui du 1er octobre », a réagi le ministre Gaétan Barrette, en faisant référence à la date de la prochaine élection générale. « C’est une photo dans le temps. Il reste cinq mois de gouvernement », a renchéri son collègue et député de Vanier-Les Rivières, Patrick Huot.

Le chef du PQ, Jean-François Lisée, a déclaré qu’il valait mieux « ne pas accorder trop d’importance à un sondage cinq mois avant l’élection ».

« Je suis conscient, et je suis certain que cette élection-là va se jouer entre la CAQ et nous. Et nos propositions sont meilleures que celles de la CAQ », a-t-il déclaré, faisant fi des chiffres décevants pour son parti.

L’élu solidaire Gabriel Nadeau-Dubois a rappelé que la stratégie de son parti « n’est pas fondée sur les sondages nationaux », mais plutôt sur « le travail de terrain ». Il a néanmoins convenu que QS « espère que les intentions de vote nationales vont s’améliorer ».

Le sondage a été mené auprès de 2001 adultes entre le 29 avril et le 2 mai, sur le Web.