Collecte de données: le gouvernement et le DGEQ se renvoient la balle

Kathleen Weil, ministre responsable de l’Accès à l’information et de la Réforme des institutions démocratiques
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Kathleen Weil, ministre responsable de l’Accès à l’information et de la Réforme des institutions démocratiques

Québec — Le gouvernement Couillard et le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) se renvoient la balle au sujet de la collecte de données personnelles par les partis politiques.

Alors que le gouvernement s’apprête à déposer une motion demandant au DGEQ de « vérifier » les méthodes employées par les partis politiques pour récolter des données sur les électeurs, le DGEQ assure qu’il n’a pas ce pouvoir.

Il affirme que les élus devraient changer la loi électorale, car pour l’instant « les partis politiques ne sont assujettis à aucune loi en matière de protection des renseignements personnels », selon la porte-parole du DGEQ, Alexandra Reny.

« Si on nous demande de donner suite à la motion comme elle est libellée présentement, dans l’état actuel des lois, ce ne serait pas possible pour nous », a-t-elle tranché.

À l’heure actuelle, il est tout à fait possible pour les partis politiques de recueillir des renseignements auprès de tiers ou d’autres sources que le DGEQ.

Le gouvernement libéral a défait une motion de Québec solidaire (QS) mercredi, qui demandait aux partis politiques de rendre publiques les ententes les liant à des entreprises offrant un service de récolte de données numériques ou un service de ciblage des électeurs.

Après le scandale Facebook-Cambridge Analytica, le premier ministre Philippe Couillard avait dit soupçonner la Coalition avenir Québec (CAQ) et QS de faire affaire avec une firme qui collecte des données sur les réseaux sociaux comme Facebook, pour épier et cibler les électeurs.

Facebook promet de faire mieux

Washington — Facebook a promis mercredi des « mesures supplémentaires » pour mieux protéger les données personnelles de ses usagers, nouvelle tentative du puissant réseau social aux deux milliards d’utilisateurs pour se relever du scandale Cambridge Analytica. Parmi ces modifications, qui consistent essentiellement à rendre plus visibles et plus accessibles les outils de confidentialité qui existent déjà, Facebook promet « un menu unique pour trouver et gérer l’ensemble de vos paramètres de confidentialité » et « des outils simples pour trouver, télécharger et supprimer vos données ». Agence France-Presse