François Legault réitère sa promesse d’un «test des valeurs»

Le chef de la CAQ, François Legault
Photo: Catherine Legault Le Devoir Le chef de la CAQ, François Legault

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, réitère sa promesse d’assujettir les nouveaux arrivants à un « test des valeurs », même si celui-ci présente des « limites ».

« Une personne peut apprendre les cinq, les 10, 15 valeurs par coeur même si elle n’y croit pas », a-t-il admis.

Malgré cela, « il y aura les deux » — un test de valeurs et un test de langue — si la CAQ se voit confier les commandes de l’État québécois le 1er octobre prochain.

À tout le moins, le « test de valeurs » forcera les immigrants à connaître les valeurs définissant la nation québécoise, selon M. Legault. « Pour l’instant, on doit de contenter d’envoyer un signal, de dire : “sachez, si vous voulez vivre au Québec, chez nous les femmes sont égales aux hommes” », a-t-il déclaré après une allocution devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) lundi après-midi. « Il y a quand même un certain engagement qui est pris de la part du nouvel arrivant », a-t-il ajouté.

Un demandeur de citoyenneté canadienne pourra « apprendre par coeur les valeurs » au coeur de la culture québécoise, mais pas les rudiments de la langue française. « Donc, en pratique, ce qui va être difficile, c’est de réussir le test de français », a fait remarquer le chef caquiste.

Cela dit, « près de 100 % » des Québécois de langue maternelle française, y compris la vaste majorité des analphabètes (niveaux -1 et 1 de littératie) qui forment près de 20 % de la population québécoise, réussiraient l’évaluation des compétences linguistiques destinée aux nouveaux arrivants, qui se trouve dans les cartons de la CAQ, a précisé François Legault. « On veut un test de base, pour être capable de se débrouiller en français. On ne va pas exiger des connaissances en littérature. »