Le caquiste Mario Asselin tente à nouveau de se faire élire à Québec

Mario Asselin tentera pour une troisième fois de se faire élire sous la bannière de la Coalition avenir Québec, dans la circonscription de Vanier–Les Rivières cette fois.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Mario Asselin tentera pour une troisième fois de se faire élire sous la bannière de la Coalition avenir Québec, dans la circonscription de Vanier–Les Rivières cette fois.

L’ex-directeur d’école Mario Asselin tentera pour une troisième fois de se faire élire sous la bannière de la Coalition avenir Québec (CAQ), dans la circonscription de Vanier-Les Rivières cette fois.

Et l’année 2018 sera la bonne pour ce natif de Loretteville, espère le chef caquiste François Legault, qui se dit « très confiant qu’on est capables de remporter tous les comtés à Québec ».

Il y a « comme un vent de changement » à Québec, et celui-ci « a commencé dans Louis-Hébert », s’est-il réjoui, en disant s’affairer à « bâtir une belle équipe Québec pour un éventuel gouvernement de la CAQ ».

En octobre, sa formation politique a ravi le château fort de Louis-Hébert aux libéraux, en y récoltant 51 % des voix. Au scrutin d’octobre 2018, la CAQ ne vise rien de moins qu’un raz-de-marée dans Québec, où l’appui à François Legault atteint un sommet dans les sondages.

« La voix du parti doit être influencée par les gens de Québec. Je pense que les gens sont politisés, aiment la politique. Il faut les écouter, échanger », a d’ailleurs fait valoir Mario Asselin, après que le chef caquiste eut souligné « le rôle très important » que jouerait la région de Québec dans un éventuel gouvernement caquiste.

Et d’ailleurs, « c’est sûr » que Mario Asselin « a toutes les qualités » pour être ministre de l’Éducation, a attesté François Legault. « Mais je ne commencerai pas aujourd’hui à nommer mon Conseil des ministres », a-t-il ajouté.

Mario Asselin oeuvre en coulisse pour la CAQ depuis 2012, à titre de conseiller sur les questions de l’éducation et de la technologie et en tant que membre du Conseil national du parti.

Il a brigué les suffrages une première fois en 2012 dans la circonscription de Taschereau, au centre-ville de Québec. Il a terminé troisième, avec 16 % des voix, derrière le libéral Clément Gignac et la péquiste Agnès Maltais.

Mario Asselin a mordu la poussière à nouveau en 2014, dans Louis-Hébert. Il a alors obtenu la faveur de 25 % des électeurs, loin derrière le libéral Sam Hamad, qui avait récolté 49 % des voix.

Mais cette fois-ci, « je pense que c’est la bonne », a-t-il lancé. Le candidat estime que le fait d’habiter la circonscription de Vanier-Les Rivières depuis 20 ans fera « une grosse différence » dans l’élection.

Son adversaire, le député libéral Patrick Huot, n’a pas souhaité commenter l’annonce de la candidature de Mario Asselin. Au lendemain de la défaite des libéraux dans Louis-Hébert, l’élu actuel de Vanier-Les Rivières avait déclaré que son parti avait reçu « une belle claque sur la gueule ». Mais « le boxeur qui mange la claque sur la gueule, il met le genou à terre, se relève et continue. Il ne regarde pas le round d’avant », a-t-il ajouté en janvier.