Couillard dresse un parallèle entre les mouvements populistes et la CAQ

Le premier ministre Philippe Couillard
Photo: Gonzalo Fuentes /Pool via Associated Press Le premier ministre Philippe Couillard

Philippe Couillard a dressé un parallèle lundi entre les partis populistes en ascension en Europe et la Coalition avenir Québec (CAQ).

En mission à Paris pour une semaine, le chef libéral réagissait à la victoire des partis populistes aux élections de dimanche en Italie.

Il a affirmé que toutes les démocraties étaient touchées par ces mouvements qui présentent des solutions très simples à des problèmes très complexes, tandis que son adversaire François Legault ne fait que suivre le vent et présenter des propositions qui ne tiennent pas la route.

Le scrutin de dimanche en Italie a fait émerger deux forces politiques populistes opposées à l’Union européenne et anti-immigration.

Questionné en point de presse à savoir s’il s’inquiétait de la montée de ces mouvements, M. Couillard a indiqué que le Québec était aussi aux prises avec ce genre de débat.

Relancé par un journaliste qui lui demandait si la montée de la CAQ dans les sondages s’apparentait aussi à la montée du populisme, il a poursuivi en disant que « la CAQ, c’est le recul économique, financier et social pour le Québec ».

Il a pris pour exemple la politique ouvertement nataliste adoptée par les caquistes à leur conseil général de Sherbrooke en novembre, qui offrirait un montant d’argent ou un crédit d’impôt aux mères de famille nombreuse.

Le premier ministre a repris la condamnation exprimée par sa ministre responsable de la Condition féminine, Hélène David, de cette politique qui « vise à payer les femmes pour avoir des enfants ».

« Je ne crois pas que les femmes du 21e siècle veulent être payées pour avoir des enfants, a-t-il déclaré. Elles peuvent décider si et quand elles veulent en avoir. »

M. Couillard a soutenu qu’il y a très peu de propositions de François Legault qui tiennent la route plus de deux jours.

« M. Legault suit le vent, regarde les sondages, les titres de journaux, pour déterminer ses politiques. Moi, je ne suis pas les sondages et les titres de journaux, je vais selon mes convictions. Je trouve qu’il a tendance à proposer des solutions inapplicables et qui font reculer le Québec. »

Le chef caquiste n’a pas du tout apprécié la sortie de son adversaire et n’a pas mis de temps à riposter par le truchement de sa page Facebook.

« Le désespoir de Philippe Couillard n’excuse pas sa malhonnêteté, a-t-il écrit. Je ne sais pas si c’est la chute des libéraux dans les sondages, mais le nouveau visage de Philippe Couillard, hargneux et malhonnête, ne fait pas honneur à sa fonction. »

M. Legault a qualifié les attaques du chef libéral de « grossières » et soutient qu’il colporte des « faussetés ».

Le chef caquiste dit qu’il a quant à lui « surtout l’intention de faire une campagne positive, qui fait appel à l’intelligence des Québécois ».