Les congés parentaux pourront s’étirer sur deux ans

À la suite de la naissance d’un enfant, les parents pourront étendre sur deux ans le temps passé à la maison avec le bébé, au lieu d’une année comme c’est le cas actuellement.
Photo: iStock À la suite de la naissance d’un enfant, les parents pourront étendre sur deux ans le temps passé à la maison avec le bébé, au lieu d’une année comme c’est le cas actuellement.

D’ici la fin de son mandat, le gouvernement Couillard entend multiplier les gestes destinés à faciliter la vie des parents de jeunes enfants, une des clientèles cibles de la prochaine campagne électorale.

La qualité de vie passée en famille devient l’objectif numéro un du gouvernement, huit mois jour pour jour avant le prochain scrutin.

Ainsi, à la suite de la naissance d’un enfant, les parents pourront étendre sur deux ans le temps passé à la maison avec le bébé, au lieu d’une année comme c’est le cas actuellement. Le nombre total de semaines de congé parental autorisé n’augmentera pas, mais Québec offrira aux parents le choix de prendre ce congé en continu ou de l’étirer sur un maximum de deux années. Le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, déposera un projet de loi en ce sens cet hiver.

De son côté, la ministre du Travail, Dominique Vien, déposera un projet de loi destiné à réviser les normes du travail qui devra inclure un plus grand nombre de jours de congés offerts aux parents de jeunes enfants et à ceux qui doivent s’occuper de proches âgés.

En mars, le ministre des Finances, Carlos Leitao, prévoit quant à lui annoncer quelques belles surprises aux parents en vue d’alléger leur fardeau fiscal.

Telles sont les principales annonces faites jeudi par le premier ministre Philippe Couillard, en conférence de presse, au terme de deux jours d’un caucus des députés libéraux, à la veille de la reprise des travaux parlementaires mardi prochain.

Ce sera la dernière session avant le scrutin du 1er octobre, donc la dernière chance du gouvernement de faire sa marque sur le plan législatif.

1 commentaire
  • Serge Pelletier - Abonné 2 février 2018 08 h 17

    Hourra! Hourra! Ouais...

    Le travail à stutut précaire, sur appel, temporaire, de remplacement, et autres seront en pleine expansion... Mais, c'est le moment présent qui compte... les conséquences bof! On verra... pis c'est les autres qui subirons... jamais moi...

    À titre d'exeemple pour ceux qui ne comprennent pas, le SEMB/CSN/SAQ se plait que la forte majorité de ses membres est à statut précaire, sur appel, et à petites heures de travail; que cela prend en moyenne 10 ans avant d'obtenir un poste... Ouais, mais ce qui n'est pas dit, c'est que pour ouvrir un poste, il faut qu'il soit libre. Or, un porte devient libre à condition que le titulaire ait quitté... ou qu'il ne revienne pas au bout des 5 ans de congés maladies longue durée... Comme il y a une floppée et une autre de congés en tous genres... les postes sont toujours occupés par des titulaires qui ne sont pas là, mais remplacés par du temps partiel sur appel... La situation a empiré avec les congés parentaux d'une année... si l'étirement va a 2 années... Et bien, le statut de temporaire en sera grandement étiré dans le temps.

    La même situation prévaudra pour la majorité des entreprises privées (qu'importe la grosseur), et autres constituantes gouvernementales...

    Mais on veut tout de suite bon... drette là...

    Un beau mirroir aux alouettes...