Désorganisation au sein du service de vérification des entreprises de l’UPAC

Le commissaire de l'UPAC, Robert Lafrenière
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Le commissaire de l'UPAC, Robert Lafrenière

Le Service de vérification de l'intégrité des entreprises (SVIE) de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) a connu un départ « sur les chapeaux de roue » et ses « problèmes récurrents en matière d’organisation du travail » ont contribué à « un taux de départs volontaires qui est demeuré élevé depuis les débuts du service », révèle un rapport du ministère de la Sécurité publique dévoilé vendredi.

Ce service, qui doit produire des avis sur les entreprises qui désirent obtenir des contrats publics, a été mis sur pied en 2012. Sa création « s’est avérée un défi en soi », lit-on dans le rapport.

« Certains problèmes récurrents en matière d’organisation du travail ont eu des répercussions sur le climat de travail, malgré la forte adhésion du personnel à la mission du SVIE », est-il notamment écrit dans le document, où l’on note aussi que la standardisation des processus n’a jamais été achevée et que les rôles et responsabilités y « manquent de clarté », « au point de générer des tensions au sein du service ».

Le rapport porte uniquement sur le SVIE, et non pas sur les équipes de l’UPAC qui mènent les enquêtes criminelles.

Un état de situation concernant les plaintes d’employés du département des enquêtes de l’UPAC a été produit par une employée de la Sûreté du Québec, Karine Martel.

L’UPAC refuse cependant de le dévoiler.

Immunité parlementaire

Par ailleurs, le commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière, a confirmé que l’UPAC a reçu le 8 janvier une missive de l’Assemblée nationale rappelant l’immunité parlementaire des élus québécois. « À partir de ce moment là par prudence, on a mis l’enquête en suspension. »

Le patron de l’UPAC a toutefois refusé de confirmer que les députés Pascal Bérubé et Éric Caire ont été approchés par ses enquêteurs dans le cadre de l’enquête sur le député libéral Guy Ouellette, pour ensuite être décommandés par l’UPAC.


L’Assemblée nationale a formellement démenti les propos du commissaire, lui reprochant d’utiliser de faux prétextes pour suspendre son enquête sur Guy Ouellette. « La lettre qu’a évoquée le Commissaire est une correspondance entre procureurs relativement à la procédure pour des dossiers en cours. Le Commissaire se sert donc de cette correspondance entre procureurs pour justifier l’annulation de rencontres avec des députés, ce que l’Assemblée nationale n’a jamais demandé. D’autant qu’elle ignorait que l’UPAC avait planifié des rencontres avec des députés », a fait savoir l’Assemblée nationale.

 

3 commentaires
  • Gilles Bonin - Inscrit 19 janvier 2018 12 h 58

    Combien de temps

    devrons-nous tolérer ce personnage à ce poste névralgique? Il montre de plus en plus qu'il est au faîte de l'échelle de Richter. Ce ne sont pas des excuses, mais des actes qu'il faut.

  • Danielle Houle - Inscrite 19 janvier 2018 14 h 12

    Immunité parlementaire= injustice pour tous

    veut dire que les parlementaires peuvent faire ce que bon leur semble, magouiller en toute liberté.

  • Sylvain Bolduc - Inscrit 19 janvier 2018 14 h 38

    Tout est louche...

    Il n'y a pas à dire c'est vraiment du grand n'importe-quoi quand on s'approche trop du PLQ et ce n'est vraiment pas un hasard. Les québécois j'ose espérer ne serons pas dupes à l'élection.