Rien ne va pour Lisée et le PQ, selon un sondage

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée

Un nouveau sondage Léger-Le Devoir montre que la Coalition avenir Québec trône en tête des intentions de vote, qui récolterait 36% d'appuis. Les libéraux suivent avec 32% et les péquistes reculent à 19%. Explications.

Le « chemin des victoires » évoqué par Jean-François Lisée à son arrivée à la tête du Parti québécois (PQ) serait-il un cul-de-sac ? Chose certaine, un nouveau sondage Léger-Le Devoir confirme la montée en puissance de la Coalition avenir Québec (CAQ)… et révèle que rien ne va pour M. Lisée.

Pour un deuxième sondage de suite, la CAQ trône en tête des intentions de vote, cette fois avec 36 % d’appuis — en hausse de deux points. « Avec 43 % d’appuis chez les francophones, ça voudrait dire un gouvernement clairement majoritaire », estime Jean-Marc Léger, président de la firme de sondage.

 

Les libéraux suivent avec 32 %, une augmentation de trois points qui ramène la formation de Philippe Couillard à son plancher habituel.

La perspective d’une victoire caquiste devient plus concrète. Le tiers des répondants ont dit croire que c’est la CAQ qui va remporter les élections d’octobre 2018, alors que 30 % pensent que les libéraux garderont le pouvoir. Le PQ ? À peine 6 % des gens y croient, et seulement un sympathisant péquiste sur quatre.

C’est qu’avec 19 % d’appuis dans les intentions de vote, le PQ perd un point par rapport à novembre et se retrouve dans le même creux historique qu’en mai 2014.

À l’époque, la situation pouvait s’expliquer par l’absence d’un chef à la tête du parti (Pauline Marois venait de démissionner) et par le ressac de la défaite électorale toute fraîche. À dix mois des prochaines élections, le portrait est autrement préoccupant pour le PQ.

Lisée ne lève pas

Plébiscité par 92,8 % des militants péquistes lors du congrès de septembre, Jean-François Lisée n’arrive pas à fédérer au-delà : à peine 9 % des répondants estiment qu’il ferait le meilleur premier ministre. Il est ainsi à égalité statistique avec… Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois, les co-porte-parole de Québec solidaire. Cette formation obtient 11 % dans les intentions de vote.

M. Lisée a perdu trois points en un mois au marqueur de confiance que représente la question sur le meilleur premier ministre. Seulement 49 % des sympathisants péquistes l’ont choisi dans cette catégorie. C’est encore François Legault qui domine, avec 29 % d’appuis (en hausse de deux points), alors que Philippe Couillard se maintient à 17 %.

« On voit que l’électorat de Jean-François Lisée diminue, et ensuite que son impact est moindre même dans son électorat », note Jean-Marc Léger.

Pour le PQ, les mauvaises nouvelles s’empilent : sa clientèle cible, les francophones, est largement tournée vers la CAQ (23 % des francophones voteraient PQ). Le parti est troisième dans la région de Montréal, dix-sept points derrière les libéraux et six points derrière les caquistes. Il est à 28 points de la CAQ dans la région de Québec (les libéraux sont au même niveau), et 30 points derrière les troupes de François Legault dans le reste du Québec.

Lorsqu’on demande aux répondants quelle formation représente le plus le changement, le PQ arrive quatrième (9 %), un point derrière les libéraux, dont on ne cesse de rappeler qu’ils sont au pouvoir depuis 14 ans (sauf pour les 18 mois du règne de Pauline Marois). À ce jeu du changement, la CAQ s’impose nettement (30 %), devant les solidaires (18 %).

Vases communicants

En reculant d’un an pour mieux comparer l’évolution des appuis des uns et des autres, on remarque aussi que le PQ a perdu 11 points dans les intentions de vote, alors que la CAQ en a gagné 10 (sondage du 17 décembre 2016). Les libéraux sont sensiblement au même niveau.

C’est le premier révélateur que les appuis du PQ se sont effrités au profit de la CAQ. Dans le vote francophone, le PQ a perdu 13 points par rapport à décembre 2016, alors que la CAQ en a justement gagné 13. Au test du meilleur premier ministre, Jean-François Lisée a perdu 11 points, alors que François Legault en a gagné 9. Partout, les vases communiquent.

« Le PQ perd des points depuis l’arrivée de M. Lisée [élu en octobre 2016], rappelle Jean-Marc Léger. Avec sa promesse de ne pas tenir de référendum dans un premier mandat, il a fait que les souverainistes ne se sentent plus obligés de voter PQ. Et il n’a pas réussi à développer un autre projet. »

Pour la CAQ, ce sondage est à l’inverse tout bon. La formation arrive donc en tête dans les intentions de vote et dans le vote francophone — première partout sauf à Montréal. Elle enregistre son meilleur score dans un sondage Léger depuis décembre 2011 (à la naissance du parti). Elle s’impose comme parti qui représente le plus le changement. Et quatre répondants sur dix croient que « l’équipe de la CAQ est prête à gouverner le Québec ».

« Le danger pour la CAQ, c’est l’effet de plateau — monter trop haut trop vite, estime M. Léger. Mais l’avantage, c’est que ça facilite le recrutement de candidats et de bénévoles. »

Le sondage a été mené en ligne auprès de 1010 Québécois entre le 27 et le 30 novembre. Un échantillon probabiliste (sondage mené par téléphone) de cette taille aurait une marge d’erreur de 3,1 points dans 19 cas sur 20.

Les intentions de vote

Pour quel parti voteriez-vous ?
 
Parti décembre 2017 octobre 2017
CAQ 36% 34%
PLQ 32% 29%
PQ 19% 20%
QS 11% 12%

Qui ferait le meilleur premier ministre ?
 
  décembre 2017 octobre 2017
F.Legault 29% 27%
P. Couillard 17% 17%
J.-F. Lisée 9% 12%
Massé-Dubois 8% 7%

Bons et mauvais coups du PLQ

Où le gouvernement Couillard a-t-il le mieux performé depuis trois ans et demi ? Un deuxième volet du même sondage montre que c’est la gestion des finances publiques et l’atteinte d’un surplus budgétaire qui sont considérées comme le meilleur coup des libéraux par 22 % des répondants. Un répondant sur dix estime que c’est plutôt d’avoir favorisé la création d’emplois (9 %), ou d’avoir travaillé à l’amélioration du système de santé (9 %).

Et où le gouvernement Couillard a-t-il le moins brillé durant la même période ? La lutte contre la corruption arrive en tête (20 %), devant l’amélioration (ou le manque d’amélioration) du système de santé (17 %), la réduction des impôts et des taxes (11 %) et l’amélioration du système d’éducation (11 %).
112 commentaires
  • Yann Leduc - Abonné 2 décembre 2017 05 h 11

    La forme eet le fond

    " Rien ne va pour Lisée et le PQ ", d'accord, et le PM du Québec, Philippe Couillard, médecin opportuniste fédéraliste de droite qui a investit allégrement dans les paradis fiscaux, et le chef de l'opposition, fédéraliste de droite, champion des affaires, Francois legault, qu'est-ce qu'ils proposent ? Quel est l'alternative ?

    Trop compliqués comme questions, "better dead than separatist", comme dirait The Gazette, ça ça réunit tout le monde !

  • Jacques Lamarche - Abonné 2 décembre 2017 05 h 22

    QS et PQ, une division qui coûte cher!

    Outre Jean-François, Gabriel est aussi grand perdant! Il incarnait la jeunesse, une nouvelle foi, un vent de renouveau. Peine perdue, le vote de gauche ne lève pas. Pire, massivement, on quitte le bateau péquiste pour celui de François, et la fusion ON et QS ne donne aucun résultat!

    Coûte que coûte, les deux capitaines souverainistes devront, un jour ou l'autre, trouver un terrain d'entente! Les projets de convergence ont échoué, les épaves se comptent par milliers! La réalité vient encore de frapper!

    • Claude Bariteau - Abonné 2 décembre 2017 08 h 22

      QS n'est pas perdant. L'est surtout le PQ, dont le chef s'avère un pétard mouillé après avoir vu en Pierre Karl Péladeau une bonbe à retardement.

      Or, avec la bombe, le PQ coiffa, l'indépendance à l'horizon, la CAQ dans les sondages. La bombe partie et l'indépendance dans les nues, la CAQ coiffe le PQ.

      Du coup, le chef Lisée paraît la réplique de Pierre Marc Johnson alors que le PLQ, Robert Bourassa, comme chef 1985, prit le pouvoir avec 56 % d’appuis, le PQ chutant à 38,7 %.

      En 1985, ni QS ni l’ADQ existaient, et le PLQ, mi-figue mi-raisin sur la scène canadienne s'est dit favorable à la clause nonobstant.

      Actuellement, la CAQ, mi-figue mi-raisin sur la question constitutionnelle, attire le vote des franco-québécois pour qui le PQ ne présente pas la police d’assurance qu’offre le chef Legault.

      Le problème n'est pas QS. Il est au PQ, un parti qui s'est éloigné de sa base indépendantiste et de la vision social-démocrate des Lévesque et Parizeau.

      Chose certaine, les promoteurs de l'indépendance et d'un Québec valorisant les liens sociaux entre les habitants de son territoire sont orphelins d'un parti qui les rejoindraient et les mobiliseraient.

      Là est l'enseignement de ce sondage.

    • Jean-François Trottier - Abonné 2 décembre 2017 08 h 51

      M. Bariteau,

      À chaque tentative du PQ a coprrespondu une masse d'espoirs difficiles à imaginer de nos jours.

      Dans les salons, dans la rue, dans les magasins et les transports en commun, ou bien on parlait d'indépendance, ou bien on faisait bien attention pour ne pas en parler. Mais c'était partout présent.

      À chaque échec le poids est devenu plus lourd. Le Québec dans son ensemble s'est mis à rire. Ona lâché les chansonniers pour les humoristes et nous sommes passés du Plus beau voyage au jokes pipi-caca.

      Pourquoi, croyez-vous ?

      Parce qu'il était difficile et même impossible alors de s'en prendre au PQ. Oh non! Pas parce que le PQ inattaquable, au contraire! Je n'ai jamais vu un parti aassi ouvert que le PQ, de très très loin.

      Il était impossible de s'en prendre au PQ parce que la démarche du PQ était vraiment un bonne chose. Ouverte, démocratique, sans la moindre méchanceté et réellement social-démocrate quant à son intention.
      Absolument.

      Le premier référendum a été une erreur, tout le monde en était cvonscient.
      Le second référendum a été volé, rien de plus, rien de moins.
      Volé par des personnes malhonnêtes, pas démocratiques pour deux sous. Des salauds.

      Alors, le PQ a ramassé une dépression comme on en voit rarement, au point qu'il en sort à peine, et pas très bien.

      Coyez-vous que pendant ce temps les salauds ont été inactifs ? Je vous en prie, ne soyez pas trop naïf.

      Depuis 20 ans ils travaillent activement pour tuer l'indépendance complètement. Ils sont très riches et peuvent tout se permettre!

      Loi sur la Clarté, commandites, et division du mouvement indépendantiste font partie de l'arsenal.

      Vous avez raison. QS n'est pas perdant.
      Un bistouri n'a rien à perdre.

      Maintenant que le chat est sorti du sac et que QS avoue enfin qu'il n'est pas indépendantiste, espérons que le bon sens prévaudra.

    • Pierre Desautels - Abonné 2 décembre 2017 09 h 08


      @Claude Bariteau

      Merci, Monsieur Bariteau. J'adhère à votre constat et je crois que beaucoup d'indépendantistes seront d'accord aussi.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 2 décembre 2017 09 h 52

      Je ne crois pas qu'une alliance PQ/QS aurait changé quoi que ce soit... Ces deux partis partis sont indépendantistes, et c'est le projet d'indépendance qui ne lève pas, même s'il est reporté à plus tard dans le cas du PQ. Le PQ n'a pas compris qu'après deux référendums qui ont vu ce projet être rejeté, les Québécois n'en veulent plus...Il ne veulent plus se séparer du Canada...Quand est-ce que les partis qui le proposent encore vont le comprendre... Personnellement je demeure péquiste et souverainiste, mais non le ROQ (reste of Quebec)...Le projet d'indépendance n'a plus aucun avenir. Les raisons et les conditions qui en légitimaient la réalisation en 1970 n'existent plus. Le projet d'autonomie de la CAQ qui donne priorité au respect du Québec par le Fédéral; ce projet qui propose de promouvoir la distinction du Québec au sein d'un Canada uni se vend plus facilement...Les conditions justifiant l'indépendance n'existent plus. Les problèmes ont été corrigés...Pourtant je demeure convaincu que l'équipe du parti québécois demeure la meilleure équipe pour gouverner le Québec, et je crois que Jean-François Lisée ferait l'un des meilleurs PM que le Québec ait connu...Pourtant ce n'est pas ainsi que la majorité des Québécois réfléchissent...Je pense que si le PQ veut remonter la pente, il doit abandonner définitivement la raison d'être première du parti, celle de faire la promotion de l'indépendance du Québec. «LES QUÉBÉCOIS NE VEULENT PLUS D'UN NOUVEAU RÉFÉRENDUM SUR L'INPENDANCE» Va falloir que les instances du PQ le comprennent un jour...Abandonner définitivement ce projet relancerait le PQ. Ce qui ne l'empêcherait pas de travailler pour une plus grande autonomie et la défense des intérêts du Québec à l'image de la CAQ, mais à l'intérieur du Canada...Si on ne peut se séparer pour mieux modeler le Québec, alors restons dans le Canada et modelons le à notre façon...Faisons de ce pays un Québec agrandis. Faisons que ce pays soit le nôtre aussi...

    • Bernard Plante - Abonné 2 décembre 2017 12 h 04

      M. Bariteau, encore une fois votre analyse est très juste.

      M. Simard, n'avez-vous jamais pensé que si l'attrait pour la souveraineté n'a jamais été aussi bas, c'est simplement le résultat prévisible découlant du fait que depuis plus de vingt ans le parti qui est sensé faire la promotion de la souveraineté a lamentablement abdiqué son rôle?

      Lorsqu'un leader ne semble plus croire en sa propre option, sauf une fois aux quatre ans pour rameuter les anciens qui n'ont pas encore remarqué qu'ils se font duper, comment penser que les gens y croiront? Des milliers de gens veulent encore un pays, plus nécessaire que jamais en raison du glissement continuel auquel nous faisons face, mais comme le mentionne M. Bariteau ces gens cherchent une issue qui pour l'instant tarde à prendre forme.

      Cette issue semble pour l'instant s'incarner en la CAQ mais ce sera probablement de courte durée car la proposition constitutionnelle de ce parti n'est qu'une totale illusion. Il faudra bien un jour en revenir aux constats de base. C'est à ce moment qu'une nouvelle vague pourrait surgir.

      Le Canada ne pourra jamais être une option viable pour le Québec car le reste du Canada aime beaucoup plus nous détester que nous favoriser. Tôt ou tard cet état de fait prendra le dessus et mettra en évidence que nous de nous s nous prendre en main. Nous avons vécu assez longtemps dans le sous-sol de nos parents. Il est temps de prendre notre propre appartement.

    • Jacques Lamarche - Abonné 2 décembre 2017 13 h 29

      Le PQ, pour mille raisons, est en perte de vitesse et des Québécois en grand nombre sont devenus orphelins de leur pays. J'en relève quelques-unes.

      Le Québec a perdu deux référendums Le Canada a gagné. Ces échecs ne sont pas sans conséquences!

      Le virage que le prit PQ sous Lucien Bouchard a conduit à des dérapages que les adversaires, dont Québec solidaire, ne cessent encore d'exploiter.

      L'image du chef ne passe pas tout comme son idée de remettre à plus tard la raison première du PQ. La démobilisation ne cesse d'augmenter!

      L'impasse est d'autant plus grave que le mouvement souverainiste est divisée, les deux partis étant toujours en train de se chamailler. La moindre des chose est qu'ils veuillent se réconcilier. Le projet de souveraineté pourrait alors, peut-être, gagner en crédibilité et être dans l'opinion relancé.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 2 décembre 2017 14 h 13

      Ce qui me dérange le plus dans ce sondage, c'est que le PLQ récolte encore 32% des voix, malgré tous les méfaits identifiés qui ont souillés et continuent de souiller le règne de ce parti au pouvoir...Faut croire que les Québécois aiment ça se faire voler tout en appuyant le banditisme...Les Québécois seraient-il atteint du Syndrôme de Stockholm...Ils aiment fréquenter les bandits...Sont-ils majochistes à ce point ?Incompréhensible...

    • Serge Lamarche - Abonné 2 décembre 2017 15 h 56

      L'indépendance du Québec fait le bonheur des anglais hors-Québec. Ça leur a beaucoup servi pour caler les québécois, surtout dû au fait que ça abandonne les francophones hors-Québec. Il faut s'unir dans tout le Canada, l'amérique et le monde au lieu de vouloir s'enfermer dans un coin.
      Il faut cesser de voir le ROC comme un roc anglais. C'est un territoire moins en glaise que l'on croit. Plein de franc et autres.

    • Claude Bariteau - Abonné 2 décembre 2017 17 h 02

      M. Trottier, vous savez bien que je ne suis pas naïf.

      Avec ce sondage, le grand gagnant est le PLC et ses grands commis et ses sbires de Toronto qui s’activent comme des fanatiques depuis 1995 pour empêcher l’indépendance du Québec.

      Le problème est qu’ils l’ont eu facile depuis la sortie de scène de Jacques Parizeau et la chasse aux indépendantistes qui s’est faite sous Bouchard puis Landry. Le PQ en est sorti les jambes coupées et la tête ailleurs que sur le cap qu’est l’indépendance.

      Vous en donnez une explication qui laisse entendre un choc psychologique qui aurait engendré une dépression. Il y eut un choc en 1995, mais immédiatement après une dérive majeure est venue de la direction du parti et elle perdure.

      Lucien Bouchard n'a jamais été indépendantiste. Il voulait une souveraineté dans le Canada et a quitté le PQ parce qu'il constatait que le peuple québécois était prêt pour une référendum sur l'indépendance.

      Bernard Landry a marché aussi dans cette direction et a démissionné parce qu'il s'est rendu compte qu'il frapperait un mur avec son projet d'Union canadienne manière Union européenne.

      Un seul chef a mis le cap sur l'indépendance après s'être invité aux élections de 2014. Il a connu la médecine des têtes dirigeants du PQ mises en place sous Bouchard, Landry et Marois.

      Concrairement à M. Simard qui avance que l'indépendance est rejeté, j'estime plutôt que le peuple québécois est en entente d'un chef d'orchestre qui mettra de l'avant un projet d'indépendance qui rejoint les futurs citoyens et les les futures citoyennes du Québec en ciblant un renforcement des liens entre eux sur le territoire du Québec.

      C'est ce liant qui fait défaut de sorte que celui que fabrique le Canada par l'image et le discours occupee l'espace au momnet où la CAQ actionne la marche arrière, le PLQ endort et QS rêve d'un Québec à gauche.

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 décembre 2017 23 h 23

      À Jean-Marc Simard,

      " Le projet d'autonomie de la CAQ qui donne priorité au respect du Québec par le Fédéral.." - Jean-Marc Simard

      - Et vous savez ce qu'ils vont se faire répondre la CAQ quand il vont demander le respect du Québec par le Fédéral?

      «Fuddle Duddle» ..lol! ..

      https://www.youtube.com/watch?v=L2Cm90OgzKA&index=1&list=RDL2Cm90OgzKA

      .

    • Jean-François Trottier - Abonné 3 décembre 2017 08 h 19

      M. Bariteau,

      loin de moi l'idée de nier complètement ce que vous dites. Quelques précisions sont tout de même nécessaires, question de lasser un portrait complet.

      La dérive de 1995 a été un mouvement de panique et s'est terminée avec la démission de Bouchard.
      Le reste est une convalescence qui ne finit plus d'en finir et qui correnspond bien à celle du Québec : depuis vingt ans toute la province est "pipi-caca humour à trois sous" et donc en dépression, pas seulement le PQ!

      En ce sens le PQ est le seul parti qui représente le Québec. Dur, hein?

      Mon choix pour le PQ n'a rien de tendre, ni de confortable. Je vais avec ceux qui souffrent de leur choix, qui ont mal, qui savent avoir raison malgré la raison.

      En comparaison, QS et ses belles certitudes est une réelle secte. À preuve, GND et ses anathèmes qu'il va payer très cher politiquement. Les accusations de racisme du printemps dernier, encore plus sales.
      Tout comme les curés autrefois, QS a des tabous "canoniques". Un seul exemple : aucune politique d'intégration des immigrants, c'est de la lâcheté pure.
      De grands mots, entre autres contre l'immigration économique, et puis rien.
      Pourquoi ? Parce que parler d'immigration, c'est "sale". Alors, qui est salaud ? Salaud et lâche.
      Il y a tant d'exemples que ça me débecte.

      Plus généralement, je suis profondément social-démocrate, et donc aux antipodes de QS. Voilà.

      Je reste avec le PQ parce que je crois qu'au jour où le Québec va se réveiller, le PQ est le seul vecteur politique qui ait une chance de l'y aider, à cause de ses doutes, de ses gens aussi.

      Je reviens à cette assertion vraie du tout au tout : le Québec ne peut être social-démocrate qu'indépendant, et un Québec indépendant ne peut être que social-démocrate.

      Alors, faisons l'indépendance et ayons confiance en ce peuple assez débrouillard merci.

      Fuck les curés et leurs "conditions préalables". Ce sont de petits manipulateurs.

    • Christian Montmarquette - Abonné 3 décembre 2017 13 h 18

      "QS et ses belles certitudes est une réelle secte." - Jean-François Trottier

      C'est avec ce genres d'approches de politiques de la peur complètement déconnectée de la réalité que les péquistes touchent le fond du baril actuellement.

      À part quelques fanatiques péquistes, personne ne pense que Québec solidaire est une secte. Quand on sait qu'il s'agit d'une organisation politique publique et reconnue par le Directeur général des élections à laquelle même les journalistes on accès.

      Jamais, n'a-t-on entendu un seul journaliste crédible affirmer que Québec solidaire était une secte, ni même ne serait-ce que communiste.

      Tout ces bobards sont l'apanage des plus piètres débatteurs.teuses du PQ, qui ramènent sans cesse le débat au niveau du Journal de Montréal.

      Consternant.

      À noter qu'on a pas "des certitudes" à Québec solidaire, mais "des convictions".

      Des convictions toutes aussi légitimes que les convictions des péquistes.

      Christian Montmarquette

      .

    • Jean-François Trottier - Abonné 3 décembre 2017 15 h 47

      CM : le fanatisme, c'est se croire autorisé de traiter les autres de racistes, ou laisser ses coreligionnaires le faire sans réagir.

      C'est mentir sans vergogne, comme par exemple pendant trois ans au sujet de la constituante. Hé oui, elle était "ouverte" et vous avez dénié jour après jour avec un entrain tout ce qu'il y a de fanatique, puéril et politicailleur.

      Ajoutez menteur invétéré tant qu'à faire.

      Vous vous foutez de la réalité complètement. Euh... je sais que vous ne comprenez pas aussi j'explique : c'est grave, ce que je dis ici. Très grave.

      Vous savez que vous mentez, je sais que vous mentez tout le temps, et vous savez que je ne vous laisserai jamais soritr votre venin et vos mensonges librement.

      Vous perdez le temps et les énergies de tout le monde.

      C'est assez de mépriser tout le monde, vous ne trouvez pas ?

    • Jean-Sébastien Garceau - Abonné 4 décembre 2017 10 h 00

      M. Trottier je m'interroge sur quelque chose :
      Savez-vous que le racisme, ce n'est pas qu'une insulte et que donc, ça se "vérifie" ?
      Dans votre tête, c'est clair que non "les autres ne sont pas racistes".
      Il reste une démonstration concernant la réalité selon ce que serait "les autres" et ce que serait "le racisme".
      De même, "menteur", ce n'est pas qu'une insulte. C'est d'abord à distinguer de celui qui se trompe. On ne dit pas qu'un enfant ment quand il échoue un test de français.
      Je trouve facinant que vous restez constamment à parler d'"intention" alors que le sophisme le plus connu est pour moi le procès d'intention.
      Peut-être vous avez un flair spécial comme dans les séries policières ?

  • Yves Côté - Abonné 2 décembre 2017 05 h 35

    Le chien dort donc encore...

    Du PQ comme de la CAQ, où est le projet de société ?
    Du PQ, pas de projet de société républicaine, fière, indépendante, debout, avant-gardiste et qui donne envie de se donner un pays qui ressemble à nos rêves d'humanité.
    De la CAQ, pas de projet de société, point. Seulement le projet de mettre dehors des manettes du pouvoir québécois le clan Couillard.
    Ce qui suffit à un Canada qui se pourlèche les babines politiques et colonialistes du vide de sens complet que les Québécois sentent de celles et ceux qui se présentent comme le reflet de leur société. Celle d'une absence de choix véritable pour cet avenir qu'ils tracent sans le vouloir à leurs enfants et descendance.
    Jamais le Québec économique n'a été si riche, jamais les Québécois n'ont-ils eu autant d'argent de disponible et jamais politiquement depuis l'entre-deux-guerres n'ont-ils été si mal représentés politiquement au Canada.
    Bravo les fédéraillistes !
    Pour l'instant encore, vous êtes les gras-durs du pays "coast-to-coast".

    Le chien dort donc encore.
    Mais lorsqu'il se réveillera, s'il n'est pas vidé de sa force par l'inaction tel vous le souhaitez tant, gare à vous.
    Va y avoir de la vague déferlante selon moi.
    Et peut-être même raz-de-marée, si vous n'y prenez pas garde...?

    Et plus que jamais par nécessité de survie linguistique et culturelle collective : Vive le Québec libre !

    • Jean-Marc Simard - Abonné 2 décembre 2017 09 h 55

      «Jamais le Québec économique n'a été si riche, jamais les Québécois n'ont-ils eu autant d'argent de disponible»

      Voilà pourquoi le projet d'indépendance ne lève pas...

    • Yves Côté - Abonné 2 décembre 2017 13 h 12

      Donc, Monsieur Simard, il faut reprendre avec toutes et tous le travail d'explication du projet de pays depuis la base...
      D'être dans l'abondance est une chose longtemps recherchée par nous et nous y sommes arrivés. Enfin, pour un nombre conséquent mais toujours insatisfaisant quant à moi.
      Mais cela n'est qu'une partie de l'objectif que nous avions en début de combat politique. Une partie nécessaire, une partie noble, mais une partie bien insuffisante pour être enfin les gagnants d'une histoire qui va d'un rebondissement à un autre sans jusque-là nous rendre maîtres de nous mêmes et du destin de notre peuple.
      Et ce, en dépit de ce que certains beaux parleurs, gens habiles qui profitent de la situation pour se mettre bien au chaud, se sont obsédés à nous faire avaler...
      Alors donc Monsieur, cessons de nous appitoyer sur notre sort et reprenons les choses qui nous concernent en luttant pour la liberté politique et donc la responsabilité nationale collective, de notre nation. Elle qui n'en finit pas de prendre des détours tellement le Canada et ses fédéraillistes excellent à nous aveugler pour faire dérailler notre idée.
      Idée pourtant normale, idée pourtant des plus légitime, idée prenant son origine non dans la détestation de l'autre, même pas de cet autre qui nous déteste lui-même tant qu'il nous prend pour des demeurés, mais dans l'amour des nôtres.
      (suite ci-dessous)

    • Yves Côté - Abonné 2 décembre 2017 13 h 13

      Des nôtres autrefois à quasi-totalité Français d'origine, Blancs de couleur et catholiques d'appartenance. Des nôtres aujourd'hui de partout partis, d'arc-en-ciel en apparences, d'opinions religieuses multiples mais, M-A-I-S d'attachement à l'idée que le français est légitime au Québec comme langue de communication commune.
      Parce que le pays, il ne se trouve pas là où se trouve l'argent. L'argent n'est qu'un moyen à se donner pour faire quelque chose de notre vie ou de notre société.
      Non, parce que le pays que nous portons se trouve simplement là où il s'est toujours trouvé depuis Champlain. Là où nous oublions trop souvent de regarder : dans l'idée fondamentale que nous avons depuis toujours au fond du coeur et qui est celle de créer un nouveau monde qui ressemblerait à autre chose que ce à quoi on soumet les humains pour les abrutir à force de les convaincre de se regarder le nombril.
      Un pays fait de simplicités et de joie, où l'ambition individuelle valorisée est celle de partager ensemble un monde que nous bâtirions de connaissances, de respect et de paix.

      Merci de votre lecture, Monsieur Simard.
      Et Vive le Québec libre !

    • Serge Lamarche - Abonné 2 décembre 2017 15 h 58

      Et voilà pourquoi ce serait le temps de faires des petits en plus.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 2 décembre 2017 19 h 43

      J'ai bien lu Monsieur Côté...Je suis d'accord avec vous...Mon propos précédent ne fait qu'affirmer ce que je constate quand le lis les sondages les un après les autres...Mon analyse n'est pas un aveu de mon parti pris en défaveur de l'indépendance, mais un simple constat sur les grandes difficultés qui se dressenbt sur le chemin... J'ajoute qu'il faudrait au PQ un programme extraordinaire pour que la tendance s'infléchisse...Je voudrais bien continuer à rêver d'un pays bien à nous, mais la réalisation de ce rêve se butte sur la réalité politique actuelle...

    • Yves Côté - Abonné 3 décembre 2017 04 h 35

      Merci Monsieur Simard d'entretenir le dialogue constructif.
      Les sondages ne sont que les reflets approximatifs d'un certain nombre de réalité. Et les réalités dont il est question dans ceux dont il est question ici ne sont que manière de percevoir les choses.
      Par ailleurs, ne pas être "un aveu de parti-pris en défaveur de l'indépendance" ne veut certainement pas dire pour l'observateur une prise de position pour l'indépendance. Si on pouvait construire un pays avec une telle absence de volontarisme, pardon de vous le dire crument, il y a longtemps que la République du Québec et d'autres de ce genre dans le monde auraient été proclamées...
      Des difficutés, dites-vous ?
      Oui. Et c'est pour cela non seulement qu'il faut tous individuellement décidé de se battre, mais c'est justement pour cela que de se donner un pays est quelque chose d'extraordinaire et noble. La facilité d'être victorieux n'est jamais autre pour l'humain qu'une illusion médiocre.
      Sur le PQ toutefois, je suis aussi déçu que vous, il me semble. Ceci-dit, depuis des années il me semble ne plus y avoir qu'une certaine petite bourgeoisie québécoise bien installée pour réussir à y prendre les commandes. Et la chose est certaine selon moi, le pays ne se fera jamais sur les idées et principes et trop conservateurs qui ont pour but, partout et en toutes actions, de ne rien déranger de leur confort.
      En terminant, Monsieur, "la réalité politique" n'est jamais rien d'autre que ce que nous faisons individuellement et ensemble de la situation collective.
      Raison pour laquelle nous avons le devoir, moral, historique et politique, de combattre alors que nous ne cessons de prendre des coups.
      Seul le courage de ne pas renoncer est l'acte de respect que nous devons à ces Anciens qui nous ont laissé une culture originale et métissée de même qu'une langue en héritage.

      Merci de votre lecture, Monsieur Simard.

  • Michel Lebel - Abonné 2 décembre 2017 06 h 52

    Conclusion!

    La conclusion me paraît plutôt évidente: la population veut du changement( mot bien clef en politique) et c'est la CAQ qui le représente le mieux. Ça me paraît une déferlante qu'il sera bien difficile d'arrêter. Ainsi va la politique.


    M.L.

    • Yves Côté - Abonné 2 décembre 2017 13 h 16

      Monsieur Lebel, la CAQ ne propose pas de changement.
      La CAQ propose de lancer le Québec dans la tonitruante apparence du changement.
      Comme dans quatre trente sous pour une piastre...
      Je pense que l'expression vous est connue.

      Mes salutations, Monsieur.

    • Chantale Desjardins - Abonnée 2 décembre 2017 13 h 56

      Il reste plusieurs mois pour parler de conclusion évidente...
      Si la population veut du changement, c'est le parti libéral qui doit partir.
      Qui pourrait lui succéder? Bien malin celui qui a déjà trouvé la réponse et M. Lebel tire une conclusion facile...

    • Clermont Domingue - Abonné 2 décembre 2017 14 h 10

      Entre la droite des libéraux et la droite de la CAQ, je ne vois pas de changement.Toutefois, si vous pensez au changement de faces, vous avez raison.

    • Michel Lebel - Abonné 3 décembre 2017 15 h 38

      @ Yves Côté,


      Ce qui s'applique dans bien des démocraties libérales, c'est le principe- bidon du changement pour le changement. Ça vole pas haut, mais c'est ainsi. La CAQ devrait donc l'emporter, majoritaire ou minoritaire, pour former le prochain gouvernement.

      M.L.

  • Jean Lapointe - Abonné 2 décembre 2017 07 h 16

    IL faudra s'activer davantage

    «Le PQ ? À peine 6 % des gens y croient, et seulement un sympathisant péquiste sur quatre» (Guillaume Bourgault-Côté)

    Si tous ces pourcentages reflètent vraiment la réalité, ce qui est loin d'être certain, cela veut dire que les sympathisants du Parti québécois devront s'activer encore plus que jamais pour faire connaître les propositions que met de l'avant ce parti.

    Un travail en profondeur est en train de se faire et il va sûrement donner des fruits d'ici les élections.

    La population est d'humeur maussade et avec raison. J'ose espérer que lorsque les Québécois se seront ressaisis et commenceront à regarder les programmes des différents partis ils réaliseront que c'est celui du Parti québécois qui est le meilleur pour notre avenir, à condition bien sûr d'en vouloir un, un avenir.

    C'est sûr que pour le moment, c'est pas mal décevant de voir ces données. Ils étonnent et surprennent et il est difficile pour moi de comprendre pourquoi il en serait ainsi. C'est même douloureux.
    Comment se fait-il que nous en serions rendus là?

    Mais les choses peuvent très vite changer. Il ne faut jamais désespérer pour le mieux.

    Ce serait bien si nous les souverainistes faisions mentir les sondages.

    Allons-y. Nous pouvons y arriver si nous nous activons davantage. Le programme du Parti québécois est sans conteste le meilleur. Il faut en convaincre davantage de nos compatriotes.

    • Chantale Desjardins - Abonnée 2 décembre 2017 08 h 18

      Legault n'est qu'un feu de paille. Il ne faut pas croire les sondages si loin des élections. Lisée représente le meilleur choix et il a une équipe d'expérience ce que Legault n'a pas. Quant à Couillard, on sent la fin de règne et il pourra jouer avec son train dans son sous-sol...
      Le sondage ne reflète pas ceux du PQ et il faut continuer à travailler fort pour le bien du Québec.

    • Solange Bolduc - Abonnée 2 décembre 2017 09 h 53

      Je suis entièrement avec vous , M. Lapointe! Il faudrait trouver un ou une candidat(e) dans le Centre-Sud de Montréal pour faire la guerre à Manon Massé ! Avec ses idées folles, non merci!

      C'est pas parce qu'on est homosexuel qu'on doit voter pour une femme-homme qui l'est, ce serait ridicule !

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 décembre 2017 09 h 55

      "Il faudra s'activer davantage" - Jean Lapointe

      ..pas si sûr..

      Plus Lisée bouge, plus il cale..

    • Jean-Marc Simard - Abonné 2 décembre 2017 10 h 05

      C'est le projet d'indépendance qui ne lève pas... Les Québécois ont dit non à deux reprises...Mais le PQ s'entête à laisser croire qu'un non veut dire oui...Les conditions économiques pour un éventuel oui n'existent tout simplement pas...Vaut mieux pour le PQ de l'admettre une bonne fois, d'abandonner cette option, et de concentrer ses efforts sur les conditions gagnantes de la prise de pouvoir nécessaire pour déloger le PLQ...Le PQ ferait un meilleur gouvernement que la CAQ, en offrant la meilleure équipe...Il est encore temps de se relever à la condition que les instances du PQ fassent le nécessaire et réorientent leur programme... L'urgence est de déloger Couillard et Cie du pouvoir...

    • Claude Smith - Abonné 2 décembre 2017 10 h 15

      Vous avez raison M. Lapointe, il va falloir que le PQ fasse connaître davantage son programme. Ce ne sera pas facile parce que, pour la population en général, la lecture des programmes des partis politque n'est pas son sport préféré. Tout est devenu une question d'image et de sondage, ce qui ne demande pas trop d'effort.

      Claude Smith