Le député Gerry Sklavounos reste exclu du caucus libéral

Gerry Sklavounos siège à titre d’indépendant depuis le mois d’octobre 2016.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Gerry Sklavounos siège à titre d’indépendant depuis le mois d’octobre 2016.

En dépit de l’ouverture affichée la semaine dernière par le premier ministre Philippe Couillard, le caucus libéral a décidé mercredi de maintenir l’exclusion du député Gerry Sklavounos.

« Le statut de M. Sklavounos demeure inchangé. Il est toujours député indépendant », a statué la whip en chef du gouvernement, Nicole Ménard.

Mercredi dernier, Philippe Couillard a déclaré, au micro du FM93, qu’il souhaitait « avoir des discussions » avec Gerry Sklavounos. « Il y a d’autres choses qui apparemment circulent. On veut clarifier ça avec monsieur Sklavounos. C’est tout », a-t-il ajouté.

Ces « choses » qui circulent, Nicole Ménard n’a pas voulu les clarifier. « Je vous confirme que tout ce que j’entends reste confidentiel. Jamais vous n’allez me faire dire quoi que ce soit », a-t-elle affirmé. « Tout ce que je peux vous confirmer aujourd’hui, avec ce que nous avons entendu […], je vous confirme que le statut de M. Sklavounos demeure inchangé », a-t-elle martelé.

Gerry Sklavounos siège à titre d’indépendant depuis le mois d’octobre 2016. Le député de Laurier-Dorion a été écarté après avoir été ciblé par une plainte pour agression sexuelle et avoir fait l’objet d’allégations concernant des gestes ou des paroles inappropriés.

Il n’a finalement fait face à aucune accusation.

4 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 29 novembre 2017 17 h 05

    Pas très joli!


    Le Québec vit réellement sous un climat délétère de suspicion et de chasse aux sorcières. Pas très joli, tout cela!

    M.L.

    • Solange Bolduc - Abonnée 29 novembre 2017 20 h 15

      Incroyable, M. Lebel, l'aveuglement vous honore, surtout lorsqu'il s'agit de votre parti préféré! ! Et surtout si l'on juge que le PLQ pourrait être un parti sans grande moralité!

      Vous m'en rirez tant!

  • Gilles Théberge - Abonné 29 novembre 2017 17 h 40

    Encore une fois des non dits... des choses qui circulent... que l'on ne peut forcer madame à nous dire... et qui ne dira rien, se drapant dans une rectitude que l'on ne comprend pas.

    Et pendant ce temps, on paye, pour des choses qu'on ne saura pas, pour un député, dépité, qui fait acte de présence, et qui n'a pas eu la décence de comprendre et des partir....

    Mais c'est vrai que député libéral, ça a l'air d'une job à vie. Faque chose est bien en maudit de ça hein?

    Il est temps que cette clique, qui burjute dans un cloaque, parte..!

  • Donald Bordeleau - Abonné 29 novembre 2017 19 h 34

    Pas très joli, tout cela! et caché depuis longtemps

    Stéphane Billette était au courant en 2012 des multiples frasques de Gerry Sklavounos. C'est pour cela qu'il n'était pas ministrable en 2014 étant comme une bombe à retardement. D'ailleurs la directrice Josée Lévesque du cabinet du whip avait toute les informations sur le fougueux député.

    Que Monsieur Couillard dit qu'il ne savait rien, en cela il fait une rhétorique à la Gérald Tremblay. Donc aucune enquête n'a été fait par Monsieur Billette. Car tous les employés de l'Assemblée Nationales savaient déjà mercredi soir qui était en cause.