Pierre Moreau réitère sa loyauté envers Philippe Couillard

Le ministre Pierre Moreau
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le ministre Pierre Moreau

Le ministre Pierre Moreau réitère sa loyauté envers Philippe Couillard au lendemain de sa dissidence lors d’une motion soulignant le « caractère historique » du discours du président Jacques Chagnon concernant la défense des droits et privilèges des parlementaires relativement à l’arrestation de Guy Ouellette par l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

« Toute analyse qui supposerait des desseins obliques ou des campagnes larvées sont totalement, totalement erronée, a lancé M. Moreau jeudi lors d’une mêlée de presse à l’entrée du caucus libéral. J’ai toujours été loyal au chef, je suis loyal au chef et je vais rester loyal à M. Couillard. C’est dans mon ADN d’être comme ça. »

 

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles s’est abstenu lors du vote sur la motion en rappelant que l’UPAC ne pouvait porter d’accusations, contrairement à ce qu’a laissé entendre le président Jacques Chagnon. « Je ne lance pas de pierre au président de la Chambre, a affirmé Pierre Moreau mercredi, je pense que son discours sur la défense des parlementaires est parfaitement fondé. C’est correct et je pense que la Chambre doit se poser des questions sérieuses, mais il faut laisser à chacun son rôle, c’est comme ça que la société fonctionne. Les accusations, ce n’est pas la police qui les porte, c’est le DPCP », a rappelé le juriste de carrière.

D’autres détails suivront.

12 commentaires
  • Jean-Pierre Martel - Abonné 2 novembre 2017 10 h 24

    Du grenouillage politique !

    En quoi cette nouvelle est-elle significative au point de se retrouver en manchette du Devoir au moment où ces lignes sont écrites (à 10h23) ?

  • Robert Chénier - Abonné 2 novembre 2017 10 h 24

    La loyauté

    Bravo M. Moreau. Votre analyse et votre intervention étaient pleinement raisonnée et juste. Je crois que le président Chagnon a eu une crampe au cerveau et devrait se rétracter, lui qui est si prompt à retirer des mots du vocabulaire permis à cette illustre assemblée. Pour ce qui concerne l'UPAC, l'AMF, Mme Trudel et M. Ouellette les enjeux de cette affaire sont énormes d'un côté comme de l'autre. Il vaudrait mieux attendre encore d'en savoir d'avantage avant de porter un jugement.

  • Gilles Teasdale - Abonné 2 novembre 2017 10 h 42

    Loyauté evers la population serais mieux.

  • Claude Bariteau - Abonné 2 novembre 2017 11 h 36

    Déclaration qui dit quoi au juste ?

    Que M. Moreau est fidèle au PM Couillard, qu'il applaudit les propos du président Chagnon et qu'il maintient sa lecture de la situation en avançant que ce n'est pas la police qui porte des accusations, mais la DPCP. En quelque sorte que l'UPAC n'avait pas tors de mettre un sabot de denver au pied de M. Ouellette et que la vie continue.

    En gros qu'il donne sa bénédiction à l'UPAC, à son PM favori et au président, mais laisse entendre que M. Oellette doit se dépétrer de ce sabot comme il importe de le faire, c'est-à-dire en se confiant à la Sureté du Québec pour abus à son égard de la part de l'UPAC et d'un juge qui a accepté que l'UPAC lui place un sabot de denver.

    Tout ça confirme que cette affaire en est une mise en scène par l'UPAC qui, en vertu des secrets dont elle est tenue, peut agir en toute immunité et bénéficie de l'approbation du PM Couillard et du PLQ, une immunité qui en fait une police politique qui n'a de compte à rendre que ceux qu'elle accepte de rendre, les autres relevant de sa discrétion nécessaire pour poursuivre ses démarches en sachant qu'elle peut, par souci « politique », faire en sorte que le dossier « Charest-Bibeau » devienne périmé.

    • Robert Beauchamp - Abonné 2 novembre 2017 21 h 42

      Il faut comprendre que les arguments de Moreau tendent à donner clairement raison à Lafrenière et pour cause; il est primordial de souligner que Lafrenière était sous-ministre alors que Moreau était en même temps chef de cabinet de Jacques Dupuis. Il y a des fantômes encore présents en coulisse, c'est ma conviction.

    • Robert Beauchamp - Abonné 2 novembre 2017 21 h 50

      J'aurais dû ajouter que c'est ce même Jacques Dupuis qui avait retenu la candidature de Bastarache comme commissaire sur la nomination des juges désignés par les fameux ''post-it''. Il avait signifié son choix en déclarait qu'il connaissait bien le juge Bastarache de longue date. Ayoye. Le mot ''distance'' dans ce parti n'existe pas. Le mot ''proximité'' convient mieux.

  • Raynald Rouette - Abonné 2 novembre 2017 12 h 28

    Pierre Moreau prochain chef du parti Libéral!


    Si les sondages disent vrai, les libéraux perdront le pouvoir en octobre 2018.

    Philippe Couilard devra démissionner.

    Pierre Moreau a saisi l'occasion de se démarquer puisque déjà identifié comme le prochain chef, quoiqu'il en dise...

    Tout étant politique! Histoire à suivre...

    • Claude Bariteau - Abonné 2 novembre 2017 16 h 02

      L'enjeu n'est pas que le PLQ perde le pouvoir. Il est plutôt que le dossier « Charest-Bibeau» soit tabletté, question de ne pas nuire à la reconstruction d'un parti qui en a plein les mains de pratiques douteuses et de malversations.